Archive pour 10 juin, 2009

le scénar de l’histoire du train de nuit

Mots-clé : scénarisation, recherche storyboarder, chaud, hot

Je l’avais annoncé en comm’, pour m’y retrouver, j’ai été obligé de scénariser un peu les gaudrioles de Mariuss dans ce fameux trip ferroviaire vers le festival de Cannes et Nice. Voir la catégorie train.

- Elle s’en va, après lui avoir laissé un bisou sur le front

- sur un petit nuage, avec un texte qui tue concernant le train puis file se démaquiller de profil après avoir craché ou vidé une bouteille d’eau

- Allongé, épuisé avec trois bizoux le bas devient flou, se déchire tandis que la sonnerie retentit. Pouf ! Il se réveille sortant de son rêve (trouver une raison ou un gag pour la sonnerie ou alors une vieille qui le secoue pour Bordeaux)

scenario train

- Sonnerie Tine demande s’il a été choumignon, s’il ne s’ennuie pas trop tout seul * alors là, krrr le coup du tunnel * un tunnel entre Saintonge et Bordeaux ? Fait la tronche et va sortir ses grands ciseaux

- Attente du train en retard et un gros sac très lourd panneau voies 1-28 voies A-Z. foule floue derrière.

- train Hendaye, Biarritz avec tous les mecs trimbalant dynamite et TNT (??? y vont se vexer??)

- il se casse la gueule sur son sac pendant que la petite brune culottée chvx bleutés-violacés pouffe avec son sac à roulette rouge, tout en lui disant hello Zouzou !

- la foule floue se dissout à chaque affichage, et il ne reste plus que deux ou trois personnes en silhouette et Zouzou cheveux bleutés-violacés, qui lui propose, en pouffant, si rien ne vient de se partager une chambre d’hôtel pour aller regarder bonne nuit les Zouzous.

- avec le contrôleur et le wagon 16 supprimé et tous les autres fermés et 55 min de retard et il va rater bonne nuit les zouzous (vérifier le titre) tandis que brune + blonde (à lunettes ?), assez canon, cherchant couchettes pour festival Cannes et plus si affinités

- Proposition d’échanges jusqu’au bout de la nuit bien que dans leur compartiment il y ait pas de filles. réponse qu’il a ce qu’il faut dans le couloir et jusqu’à quelle heure on peut les rejoindre pour le plan d’échange. Comment dessiner ce dialogue ? et le couloir surpeuplé ?

- Le coup de la fille aux gros poumons qui veut quand même se glisser dans le couloir sur toute la longueur du wagon ?

- La blonde canon de la veille qui lui fait coucou le matin, en lui demandant s’il a passé une bonne nuit – avec un gros clin d’oeil, pdt que la brune devient toute rouge… Comment rendre le matin ? Mariiussest-il visible ? Rougit-t-il ?

- la fille aux gros poumons, repasse et lui fait aussi un clin d’oeil en lui demandant si la nuit était bonne ?

- dans le couloir un voyageur prend à témoin sa voisine que voilà un jeune homme qui a passé une bonne nuit – engrenage pour montrer la perplexité – alors il se regarde dans le miroir : plein de traces bizoux de gloss rouge

- Je vous ai raconté des couffes, la réalité la voici : plein de vieux et tassé comme des sardines dans un environnement sale et bruyant. Comment dessiner des vieux tassés dans un environnement sale et bruyant ?

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Mariuss djeun, mince et svelte 3 et la femme corse

femme corse respectMots-clé : les femmes cela se respecte grand con ! on les aime, on les saute pas !

Complètement à plat à la suite des épreuves écrites de 7 h de notre concours, NormaleSup’ nous avait offert huit jours de vacances en Corse début mai, sous couvert de sortie géologique. Il y a plus de 30 ans. Les ptites fleurs étaient belles et les nanas en fleur. Ce fut chaud. Surtout pour ce macho prétentieux de la promo précédente, avec qui j’étais en fait bien copain, car j’admirais son assurance en tout. on l’appellera Cantona ou Dangereux, faut bien lui filer un nom. Son truc c’était d’emballer les serveuses de bistrot, qui n’étaient pour lui que des matelas. Le pire, c’est que toutes tombaient dans ses filets. C’est pas une histoire de jalousie, j’étais avec Tine depuis longtemps déjà et collectionner les trophées c’était pas du tout mon truc. Mais là, il me gonflait.

Une jeune professeur d’une université parisienne, plutôt canon de chez canon, d’origine corse, dont le mec devait se pointer pour les 3 derniers jours de notre tour de Corse, était présentement sa cible. Mais il rencontrait peu de succès. Malgré tous les poncifs de sa drague à deux balles, l’alliance discrètement enlevée, les plaisanteries fines et les ptis restos qu’il lui offrait quand on bouffait nos sachets-repas cuisse de poulet-chips. Il devait être deux heures du mat’ et la jeune femme venait de monter se coucher, tandis que Cantona vidait le fond de bouteille de Suze, une vieille Suze à étiquette et bouteille en verre anciennes qu’il voulait récupérer pour sa collèque. Je suppose que chez lui, il y avait une étagère en haut avec des bouteilles de Suze de toutes sortes et une autre avec les photos des filles avec une note sur 20….

Et là, probablement bourré, il me dit, je te parie que je me paye la corse avant la fin du stage. Moi qui ne parie jamais, cela m’a aiguillonné et j’ai rétorqué, pari tenu ! une bouteille de Suze ! Si elle s’affiche ouvertement à ton bras c’est toi, si je la fais rigoler avant, t’as perdu ! Non mais qu’est qui m’avait pris ? Pis il pouvait me dire des couffes, comment prouver qu’il s’était fait remettre à sa place alors qu’ils étaient tout le temps ensemble, café matinal, midi, autocar, visite, soirée, c’était un vrai crampon. J’ai demandé à la fille du zinc, quelle était la chambre de notre professeur, mais et après. Or, il fallait que je le mouche sans tarder, avant le lendemain midi, sinon il me la ferait à l’esbrouffe au resto, même si la fille n’avait pas répondu à ses lourdes avances.

A trois heures du mat’ au centre de Porto-Vecchio, je regagnais lentement notre dortoir situé assez loin. Pis soudain, une illumination. J’y ai laissé un accroc de 10 cm dans mon jean en franchissant les pointes de la haute barrière de ce jardin croisé par hasard, qui embaumait tant, je me suis massacré les mains sur les épines, mais je l’avais mon moyen de mettre minable Cantona ! Plus qu’à aller chercher du papier, un stylo, faire le petit dessin (je n’arrêtais pas de dessiner des konneries, et les copains collationnaient pour avoir la série complète Corsica for Ever, que je sais pas ce qu’ils sont devenus ces dessins) et repartir en courant avec mon bazar déposer tout cela devant la porte de la chambre d’hôtel de la fille, avant que l’aube ne blanchisse l’orient. Puis retourner, l’air innocent à notre piole pour le départ en autocar qui devait passer nous prendre à 6h après avoir récupéré l’encadrement dans leurs petits hotels du centre-ville.

Les autres ont toujours cru que j’avais couché avec elle. Ils étaient tous un peu polarisés. J’avais juste enveloppé le truc avec un dessin disant « pour vous aider à le supporter encore deux jours jusqu’à l’arrivée de votre coeur » ou une phrase de ce genre. Le Cantona, vert, il a plus ouvert sa gueule du voyage. Dégouté !

Une femme, c’est pas une poupée gonflable. C’est un être humain, respectable.

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Edit > Si ce texte vous a plu, je rappelle qu’aujourd’uii, dans le cadre de sa série sur les transports en commun, Douceur Intemporelle poursuit ses articles. De nouveau, Mariuss, votre serviteur, y sévit du temps qu’il était mince, svelte et jeune. C’est là

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