Archive pour 3 septembre, 2009

le comble de l’élégance

éléganceMots-clé : employeur délicat, raffinement, éthique

Il était une fois un jeune page motivé qui pour le plus grand bien de son seigneur et maître acceptait moultes corvées comme s’occuper des simples, disposer légumes et autres doulceurs sur les devantures des échoppes de la basse ville afin que le noble comte FG put remplir coffres et cassettes d’or et autres argenteries. Ces tailles étaient pénibles mais notre jeune écuyer ne comptait pas sa besogne. Tant et si bien que son seigneur, le comte, d’or se trouva bien pourvu.

Vint un seigneur voisin, non point baron mais simple vicomte, qui interpella le jeune page pour qu’il devienne séant son écuyer, lui offrant même un écrit sur un parchemin en peau d’agneau finement tannée, où il apposa son sceau vicomtal, sur promesse alléchante. « A mon service, non seulement, des fruits du verger et des légumes et simples de mon jardin vendra pour moi, mais aussi frosmages, caillés et aultres crèmes. Enfin, par dessus cela, le jour de la San Barthoumieu, ta mie pourra chérir sans corvée d’aucune sorte. Fait et signé de ma main, par moi vicomte Baldi de la Marche« 

Notre preux page, s’en fut donc au bourg voisin et, son service échu, il put le jour dit, se présenter au donjon du chateau vicomtal de la Marche du sieur Baldi, tout regaillardi à l’idée ne ne plus avoir chaque aube à parcourir ses 8 lieues, et pouvoir enfin oser penser à la construction de sa propre cabane. Chaussé de ses plus belles poulaines, de son pourpoint brodé, il s’enquit d’être reçu par son nouveau maître, le vicomte, et de quelles échoppes ils devait approvisionner les étals.

Las, le vicomte lui tint ce langage :  » Mon damoiseau, la croisade et les manants m’obligent à mon grand regret à me séparer du verger, réduire le jardin des simples à un pauvre carré et vendre deux de mes trois vaches. Comprendras donc que ne puis honorer ma parole, et mon parchemin suis amené à renier. A mon service ne puis donc te prendre, et auprès du comte, mon rival, peux-tu tenter de regagner les faveurs. Que la route te soit favorable, beau page. Maintenant, j’ai affaire, chasse au haut vol avec mon gerfaut est chose sérieuse qui ne peut point attendre, non plus que trousser donzelles« 

Ainsi, notre jeune page se retrouva fort marri, et vers fanes de carottes sauvages et amer pissenlit dut se rabattre pour son brouet. Amertume son vieux géniteur de père en conçut aussi et au service du baron de Bio envisagea de se mettre, ainsi que d’une humeur altérée resta de nombreuses lunes, mais à son aîné le réconfort ne put pour autant offrir.

Certes, la manière fut fort cavalière, et point digne d’un gentylhomme, mais ainsi allait le monde en ce temps-là.

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