Archive pour novembre, 2009

the shangaï list

Mots-clé : excellence, Université, Colloque Développement Durable

L’estaque ! Mot magique ! Cézanne, 1883-1886, je me suis dit immédiatement, tant qu’à faire presque 500 bornes aller retour, à séjourner dans ce lieu mythique par une aussi belle journée, j’emporte mes pinceaux, mon crayon, ma boite d’aquarelle et mon carnet, des fois qu’une communication à propos de l’écocitoyenneté soit chiante (cela peut toujours arriver dans un colloque scientifique sur le durabeul) ou qu’on finisse tôt nos rencontres et que je trouve le temps d’aller mater cette côte rocheuse que je ne connais pas entre Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins et Cap Couronne.

Marseille Estaque Cézanne

documentation : Marseille vu de l’Estaque – Cézanne 1883-85 (Huile sur toile 100×73 Art Institute of Chicago)

Ah ben j’ai pas été déçu. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai pas éprouvé l’envie de barbouiller mon papier au torchon de 300 g.  Alors que le soleil était au rendez-vous, le ciel bleu superbe et la vue sur la côte acore et les rochers au loin dominant Marseille fantastique, peut-être une question d’ambiance. Bref je suis reparti sans avoir peindu.

La liste de Shangaï ? Ben c’est le classement des 100 meilleures universités mondiales, la crème de l’excellence. Pourquoi ?

colloque

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Myrtille & Rhodo 7 çuilà va payer pour les autres

Mots-clé : Vengeance, révolte des petits, non au harcèlement

Vous connaissez mon amie Pulsatille ? Elle est très douce, très tendre, un peu rêveuse. Ben aujourd’hui, au sortir d’une grosse averse, la nature nous a offert un cadeau : Notre ennemi de toujours, l’Aigle – qu’il soit maudit ! L’Aigle c’est le maaaaal ! - terrassé par un providentiel coup de foudre, est tombé en notre pouvoir. Alors, sur le rocher du sacrifice, il fut la victime expiatoire de toutes nos terreurs et là un indice de beau temps revenu, de temps du bonheur retrouvé, réapparut quand Pulsatille exorcisa toutes ses frayeurs. Sans rancune, mais sans pitié non plus. On est tous avec toi Pulsatille !

il va payer pour tous les autres

 

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Edit > Là, je pars jeudi midi deux jours en colloque scientifique dans la chaine de l’Estaque. En plus j’ai passé pas mal de temps à soutenir mon amie ici sur place, alors je suis un peu tired… A+

Au fait, sorry pour les puristes, j’ai inversé les couleurs de l’arc-en-ciel… Honte sur moi !

 

Sinon, je donne les clés du blog à farandoles pour deux jours, me foutez pas trop le bazar, setepleu

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Et voilà ! je me tire une journée et je suis obligé de revenir réparer mon blog dès le premier soir. Pffff !

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Par contre, jour faste, puisque Sophie a posté le 3000 ème commentaire sur ce blog, jeudi à 10h23.

Bravo Sophie-astuces

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tag Myrtille

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Myrtille & Rhodo 6 le génépi

Mots-clé : il ne passera pas, boutons l’aigle hors du Mercantour, hips

Vous saviez déjà que GrandPa Ronflonflon dort la plus grande partie de la journ prépare très fort son hibernation, mais ce que je viens de découvrir c’est qu’avec son frère Flacon, la nuit, ils échangent des trucs secrets pour lutter contre notre ennemi héréditaire de toujours, l’Aigle. Et croyez-moi, ils s’entraînent très fort. Moi qu’avais jusqu’à présent goûté que le Champomy oublié par les galopins (Timariuss et Titefarandole) et toute leur clique lors de leur dernière beuver dernier goûter d’anniversaire dans les alpages, j’en suis restée toute esbaudie…

invincible flacon génépi

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prairie fauche

Documentation : Prairie de fauche avec sauge sauvage, marguerites et compagnon blanc à ma grange de chez les loups, fin mai 2008

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tag Myrtille

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happy birthday farandoles

Mots-clé : amitié, joie

Tout est dans le titre et le dessin, en espérant pas m’être gouré. Langue Bisous Langue

l'annive de Marie

 

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Myrtille & Rhodo 5 concours de cabrioles

Mots-clé : culbutes, roulé-boulé, mélèze

Rhodo et Saxifrage font tout le temps les andouilles. Mille culbutes et autres galipettes. D’après moi, ils cherchent à se faire remarquer dans l’espoir de m’impressionner… Hier, ils ont décidé de faire un concours de cabrioles jusqu’en bas de l’alpage. Je vous raconte pas la branlée que leur a mis Ronflonlon pour avoir quitté la proximité du terrier.

concours de cabrioles

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Edit > L’inconvénient de pas suivre un scénario c’est que je m’embrouille les pinceaux : Dans ce post, Saxi est un marmotton qui veut se lever Myrtille. Alors que dans le premier post de Myrtille, Saxi c’est sa cousine. Bah, çà doit être l’âge, Alzie tout çà, j’oublie d’une semaine sur l’autre.

Au fait, z’êtes allé chercher un peu sur la devinette de la…
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tag Myrtille

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Quoi-t-est-ce ?

Mots-clé : photo-mystère

Aujourd’hui, la photo mystérieuse. Qu’est-ce que c’est ? Indice, ça vient pas d’internet, c’est moi qui l’ai prise.

gros blouson polaire devinette

devinette 1

 

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Edit > Aujourd’hui j’ai passé le cap des 30000 visites, probablement sur la page précédente mais je sais pas qui c’est. Peut-être un nouveau lecteur, il y a 22 heures, son nom apparent est distributeurs de prospectus, c’est de saison sur le thème abordé.

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coeur de cible

Mots-clés : salopiots, culés, pti kons

Je hais les lundis et les marketing men.

courrier pappy
Bon, je sais, c’est un post pour meubler, vite fait, mais c’est vraiment le genre de courrier qui se pointe depuis mon annive ya deux mois environ. Avouez que…..

En prime, en même temps, je subis un déluge d’avalanche de spams !

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Edit > Par contre, je ne comprends pas, le dessin il devrait être en couleur et pas en noir et blanc comme sur l’écran…. Ah,ça y est, la couleur est revenue. Va comprendre !

Par contre, je suis passé en première page de l’annuaire unblog, héhéhé – bon, tout en bas, mais faut un début à tout !

Je viens de vous voir passer nombreux consulter cette page, et ça a pas l’air de vous faire trop rigoler…. bon, jdcjdr hein….

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Une nouvelle page fixe relatant une ballade lors de l’été indien près de ma grange : les ors d’Ars

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Myrtille & Rhodo 4 la rocaille sensible

mots-clé : grand éboulis, marmottons

J’aime pas trop passer près du grand éboulis. C’est une zone sensible avec beaucoup de rocaille. Heureusement Arnica, quand on allait jouer dans les terriers, m’a appris deux ou trois trucs.

les deux bouffons

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Edit > houhou Pinprenelle ? houhou ?

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tag Myrtille

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remontée

mots-clé : après la pluie

Le temps se dégage.

rose

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fatigue bleue

mots-clé : effet rebond

 Il m’arrive d’être fatigué. Même les rebelles. Blues. Excuse-moi, mon amie. Sois forte. Là, moi, j’ai plus trop la force aujourd’hui.

blues

Pour ne rien arranger, il m’a fallu planter deux collègues dans mon jury, aujourd’hui, dans une école pilote ! Et apprendre que dans cette école, il y avait 99 élèves malades de la grippe sur 600, donc le ministre a fermé 5 classes pendant que j’y étais, avec la télé et tout (pourquoi, pas le préfet mais le ministre ? becose j’étais pas en France et là-bas, ben c’est le ministre qui prend ce genre de décision). Chuis pas supersticieux, mais c’est un vendredi 13 fatigant. Je redoute demain….

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Trois jours en alpage 6 nuit noire

Mots-clé : pas de lumière, nuit, pas facile, 300

Edit > vous êtes en train de lire ma 300° page du blog. Et c’est Marie qui l’a inauguré cette nuit.

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Résumé : Nous avons laissé nos trois jeunes, sur un chemin perdu au revers sud-ouest du Dôme du Barrot, en pleine nuit nuageuse, avec seulement la dernière de leurs trois lampes de poche en état.

« Nous utilisions maintenant la torche de Big. Ah, la torche de Big ! Un monument sa torche ! Il l’avait bricolé pour y voir. Elle portait son cercle à plus de 200 mètres. A partir d’une torche classique à deux grosses piles rondes, il avait mis une ampoule de phare de moto, fait une rallonge pour le tube dans lequel il logeait six grosses piles. Non seulement cela éclairait mieux que certains phares de voiture de l’époque, mais sa durée de vie dépassait une heure dans les grottes. En plus, ce qui ne gachait rien, c’était une arme redoutable propre à estourbir un cochon sauvage en Corse (comme nous l’avions testé l’été précédent en forêt de Calacuccia lorsqu’ils s’en étaient pris à nos réserves de porridge).

Mais même les outils les plus performants ont leur limite. Et bientôt la fameuse torche de Big rendit l’âme à son tour. Du coup, hormis briquet  et bougie dans l’enveloppe de secours avec le billet de 100 francs et nos allumettes (italiennes, celles qui s’allument même mouillées, même en grattant sur une simple pierre, interdites en France comme il se doit) nous étions dans la nuit noire. Big avait bien un stylo lance-fusées avec trois cartouches et trois fusées, mais cela aussi c’était en cas de vrai pépin tout comme le petit feu de Bengale.

Bon, nous n’étions pas trois jeunes ados qu’un peu de nuit noire allait arrêter, mais par contre nous aurions bien aimé savoir où nous étions. Faut dire qu’à cette époque la montagne était vraiment déserte : à part le berger, la boulangère et le boucher de la veille, cela faisait 48 heures que nous avions croisé dégun (= personne en Niçois), si ce n’est le paumé d’Auvare, probablement un berger transportant une grosse branche aperçu dans l’aprème, de loin, lorsque nous étions au dessus des granges d’Auvare.

Marnes de laRoudoule

Autour de la Croix sur Roudoule. Cliché du blog de Wilfried

On peut pas dire qu’on était perdu, néanmoins nous n’étions pas sûrs à 100 % d’être sur le bon chemin, encore que ce soit fort probable, nos trois boussoles (des Recta, les autres, à cette époque, c’était de la mierda) nous avaient indiqué, juste avant la fin de la lampe torche, que nous progressions globalement dans la bonne direction.

Le fait, de ne plus être éblouis par la lumière de la torche, nous avait rendu notre vision nocturne au bout de 20 minutes d’obscurité. Et, là, je me suis rendu compte que le chemin était pâle et non plus sombre, donc nous étions sortis des roches rouges, nous étions soit sur l’auréole triasique autour du Barrot soit même sur les marnouilles calcaires, mais je savais maintenant à peu près où. Purée, on avait vachement traîné, la Croix-sur-Roudoule était plus loin que ce que nous pensions, et même si des trouées entre les nuages apparaissaient sur l’ouest, la lune au sud ne se montrait pas, ce qui rendait la marche nocturne pas facile et surtout lente. Nous nous fixons une limite : encore une heure, puis on cherche un coin pour bivouaquer, juste avec le double toit monté sur un seul mat bambou.

Pieds qui butent dans tous les cailloux, pierres qui partent sous notre pas, jurons divers mais assez peu variés tout compte fait, rythment notre lente marche, ponctuée d’arrêts sucre et pruneaux secs, car nous commençons à fatiguer. De plus, le premier de notre file (celui en tête change souvent) s’arrête à tout bout de champ, car il nous arrive de paumer le sentier ou de ne plus savoir si nous sommes toujours dessus.

Et depuis quelques temps, nous trouvons que les grillons, criquets et sauterelles font beaucoup de bruit avec leur cricri nocturne. Toutes ces stridulations forment un concert extraordinaire. Mais il y en a un (une ?) qui fait un raffut du diable. Jusqu’au moment où Big est heurté par une grosse bête en plein front qui rebondit sur ma casquette.

Ca, on connaît, c’est soit un rhinocéros…

Quoi, il radote le mariuss ? Mais non, pas un truc de la savane de trois tonnes, non, juste un gros insecte du sud, genre scarabée, d’environ cinq centimètres de long, d’une jolie couleur acajou verni, avec une longue corne de presque un centimètre sur la tête et qui vole lentement avec un bruit d’hélicoptère.

Donc, un rhinocéros ou bien un capricorne du chêne, deux longues antennes de 10 cm, tout brun-noir. Profitant d’un répit de non-usage, notre torche nous redonne cinq secondes de lumière faible et jaunâtre pour observer le bestiau qui s’agite au sol sur le dos : jamais vu ! Un monstre issu du croisement d’un criquet géant de 12 cm et d’une taupe donc il possède les pattes en pelles fouisseuses (=pour creuser). Une taupe-grillon ou courtilière.

courtilière RM

Documentation : Courtilière Aquarelle de René Michaud

Ce sont donc ces courtilières qui font ce cri-cri d’enfer dans leur terrier en Y dont les deux galeries font caisse de résonance, faisant porter le son, très fort, très loin. Sympa, mais on peut pas explorer les prés de trop près en pleine nuit noire. Alors on repart. Purée, le fusil commence à devenir lourd et Barrette parle de bazarder son crâne de bélier.

Soudain, un coassement ! de l’eau ! Sur une croupe ?…..!

D’un coup, les nuages se déchirent au sud, et même si la lune n’est pas visible, sa lueur nous éclaire le sol et le chemin. Chemin qui chemine entre deux murets de pierre. On se rapproche de la civilisation. Je suis en tête et j’avance très doucement car l’ombre du muret de gauche me cache le chemin.

- »C’est pas trop tôt qu’on y voit un peu, car, il a une sale gueule ce chemin, je me demande si tout à l’heure on aurait pas du prendre sur la dr…… Mierd ! de l’eau, cela brille devant. Stop ! poussez pas j’ai déjà un pied dans la flaque ! Dites, c’est quoi ce bordel de chemin qui  - là je me baisse pour mieux voir le reflet de l’eau -

Hé ! c’est plein d’eau sur 20 mètres et avec les deux murs on peut pas éviter. Doit y avoir une source ou un suintement, mais ça fait beaucoup d’eau quand même. Bon, demi-tour, on revient au carrefour à 20 mètres et on se pose pour la nuit, cela devient trop merdique. Pis les nuages qui se sont referm Aïe dans quoi je me suis tapé, purée ya des barrières ou des piquets, c’est un champ.

nuit noire

Ouais mais c’est plat, là où je suis, dit Big, entre les trois trucs là, les poteaux,  on peut poser le double-toit. Je m’en occupe sortez vos duvets, on va étaler la tente à plat comme tapis de sol.

Moins de cinq minutes plus tard, silence total, tout le monde dormait à poings fermés.

 

Cocoricoooo !

village Croix/roudoule

Photo du village de la Croix sur Roudoule cliché SismodesEcoles 06

Un coq ! Purée 8 h47 ! Mais c’est le village ! Hé les mecs, Big ! Barrette ! on est à pas 50 mètres du villag……………

……………………….

……………………….

Tu vois ce que je vois ?

Mgnnn ? hein ? JE DOOORS ! foutez-moi la paix !

On est au milieu du cimetière ! Les poteaux c’étaient des croix, les barrières les grilles autour des vieilles tombes ! Pis, ya plein de bouts de vieux os par terre et même une dent là, regarde la moitié des croix est renversée, c’est plein de mauvaises herbes. Eudoxie 1865-1899. Et là ! Donadio Constance, Donadio Fortuné, waïïï les noms !

Purée, on a dormi dans un cimetière ! sur une vieille tombe…

Eh, les mecs ! Viendez-voir votre chemin !

Mierd ! C’était pas un chemin entre deux murs ! Pis t’as vu la couleur bleu-vert, blaaah! Qu’estce que c’est ? Ben j’ai l’impression que c’est du sulfate de cuivre mélangé à du purin s’écoulant du tas las-bas. Mais pourquoi sur le chemin ? T’as pas compris ? C’est pas un chemin je te dis, c’est un corridor à désinfecter les brebis, on les force à traverser le bain de sulfate dans lequel elles ont plus que le museau qui dépasse. Je crois qu’il font ça, avant de les faire transhumer en alpage.

N’empêche, dormir sur les mémés d’avant quatorze, dans un cimetière, on voudra jamais nous croire. Bon, si ça vous fait rien on va petit déjeuner dans un coin plus gai.

Qu’arrivera-t-il à nos trois jeunes lors de cette troisième journée de rando à venir ?

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Edit > J’aime pas halloween, cela ne fait pas partie de notre patrimoine, mais ya quelques jours, sur tous les blogs consultés, halloween, halloween. Fallait donc que je trouve dans mes souvenirs un truc racontable lié à cette thématique. C’est cette histoire de cimetière. Même si le temps de raconter toute l’histoire, halloween est passé depuis une bonne semaine. en fait cette randonnée n’a pas eu lieu aux vacances de Toussaint 1967, mais en juin 1967, la nuit tombait donc vers 22 heures.
en prime un tour « Randoxygène »,  vous savez,  avec Arnica et son sac à dos !

ou bien le blog de Wilfried Bartsch

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Trois jours en alpage 5 canyoning avant l’heure

Mots-clé :roches rouges, Colorado niçois, canyon

Après ce repas vespéral, au cours duquel on a bien rigolé, vint, dans le sous-bois clair à l’herbe douce et fine, une nuit calme où nos aventuriers en écrasèrent un max, terrassés par leur longue journée de marche.

Le réveil plutôt tardif, vers 8h30 mais sans avoir besoin d’attendre que le double-toit de la tente sèche, puisqu’en sous-bois pas de rosée, fut suivi par le classique petit déj thé hypersucré + tartines de 7 lieues avec 250g de beurre et 400 de confiture de fraise. Refuelage des gourdes en Antésite avec l’eau fraiche du dernier point d’eau avant le soir et début d’une longue transversale dans cet hubac clair de mélézin où tous les chemins avaient disparu, bouffés par les pistes de ski.

Jusqu’au point le plus haut, par la Croix du Sapet, puis la Tête du Sapet, point d’arrivée du télésiège, dont le cable avait été déposé pour maintenance. A partir de là, il faut suivre une piste d’exploitation forestière à plat, en crête ou juste en dessous, qui épouse tous les plis de cet ensemble de croupes couvertes de mélèzes. A 15 h nous abandonnons la piste vers le col du Raton, pour un chemin qui descend au dessus des granges d’Auvare, dans les roches rouges friables du Dôme du Barrot. Que nous contournons par la baisse du Barrot. Il y a là un passage délicat : avant le col de Crous, la carte indique que notre chemin se perd bientôt ou file sur Auvare, et pour bien faire il faudrait couper tout droit dans la pente pour perdre environ 300 m d’altitude et retomber sur un petit chemin semble-t-il bien tracé qui est parallèle au notre et nous amènerait à la Croix-sur-Roudoule, notre étape.

Mais ce qui sur la carte nous semblait déjà rock’nroll au vu de la topographie montrant plein de corniches rocheuses à franchir, s’avère sur le terrain, tel que mes faibles connaissances de géologue (j’étais déjà un kador en géol et en carto) l’intuitaient, une vraie mierde : Ces pélites (marnouilles) rouges se délitent en frites, c’est une roche complètement pourrie qui part sous le pied, et sous nos pas, la pente s’accentue pour finir en profondes gorges rouges, façon gorges du Verdon mais rouges et friables. Un peu plus au nord-ouest, ces gorges de Daluis sont parfois appelées le Colorado niçois, c’est superbe, mais tenter de descendre de 300 m la-dedans vers un hypothétique chemin inutilisé depuis 40 ans puisque son début se perd sur la carte, venant de nulle part, alors que nous ne sommes pas sûrs de notre position (il n’y avait à l’époque ni panneaux indicateurs, ni balises, ni marques de chemin) cela risque de nous faire déboucher au sommet d’une vire pourrie glissante et traitre surmontant un à-pic de 500 m d’après la carte, si nous ne sommes pas au bon endroit. Nous repoussons donc le moment de couper dans le sens de la pente, mais au fur et à mesure de notre avance, la carte nous indique que les deux chemins divergent et la pente moyenne s’accentue tandis que les barres rocheuses deviennent plus hautes, plus nombreuses et continues. Il n’est plus temps de tergiverser, au prochain talweg, on se lance.

 vue Clue d'Amen

cette photo actuelle a été prise sur un blog de rando.

Le problème c’est que ce micro-vallon raviné (et sec) est coupé tous les 10 mètres d’un banc rocheux de pélites plus dures, formant une micro falaise de 70 cm à 2 mètres, qu’il faut franchir en sautant dans le vide pour les plus petites ou se laissant tomber. Heureusement souvent, au pied lors des orages, l’oued sec doit se transformer en torrent en crue, charriant sables et graviers qui s’accumulent en bancs au pied des chutes d’eau – à sec à ce moment de l’année. La réception est donc amortie lors de nos sauts.

Mais bientôt, les sauts atteignent trois mètres, et avec nos sacs qui pèsent encore 20 kilos, nous souffrons. Un essai visant à envoyer d’abord le sac de Barrette, se traduit par un sac explosé ayant répandu tout son contenu, une lamme de poche cassée et une pipe explosée. On oublie. Donc à chaque marche de géant, on pose les sacs, on les attache à nos dix mètres de corde d’escalade de 12 mm, Big saute à vide, on lui descend le premier sac, il le détache, on lui descend le second sac et ainsi de suite, puis on saute les 3 mètres, on remet les sacs sur le dos, on descend de 15 mètres et on recommence pour la marche de géant suivante. Sauf que maintenant les sauts font trois mètres cinquante puis quatre mètres et même une fois cinq mètres environ. Et toujours pas de chemin ! Vous voyez qu’on se soit gouré et qu’il faille remonter ? Sans compter que cela fait deux heures qu’on fait les kons pour avoir descendu peut être 250 m. Déjà le soleil est couché.

sauts dans canyon

Et puis après une marche géante que nous ne pouvons pas sauter ( 7 mètres ?), descendue grâce à la corde pour les deux premiers et comme j’ai pu pour moi en dernier, car la corde est trop courte pour l’attacher en double puis la faire glisser, pis l’attacher à quoi dans ces roches rouges pourries et nues ?

Et, là, qu’on a manqué la rater car il commence à faire sombre, pis effacé par les crues torrentielles dans le fond du talweg, une sente imperceptible qui tient plus de la coulée du blaireau ou du passage de chasseur, mais bien horizontale à flanc.

Seulement il commençait à faire très sombre, entre chien et loup. Bien que crevés, on ne pouvait pas dormir dans cette pente. Donc, en avant sac au dos pour essayer d’atteindre notre étape, ce qui en temps normal nous aurait pris deux petites heures.

Mais, là, avec la nuit presque tombée sur ce chemin en corniche de 20 cm de large et friable, dans les roches rouges qui là apparaissaient presque noires, bonjour la progression.

Toutefois, au bout d’un moment de l’herbe apparut et nous rejoinmes des croupes plus douces où la pente ne devait pas dépasser 40 degrés et la sente de chasseur s’élargit, permettant enfin de poser les deux pieds côte à côte. Mais de nuit, plus difficile d’apprécier les distances, de prendre des points de repères dans le paysage. Oh, bien sûr, allez vous me dire, t’es un lendemain de lune bien gibbeuse, donc c’est plus ou moins pleine lune, vous devriez y voir comme en plein jour.

Quedalle ! Le ciel s’était couvert dans l’aprème et la nébulosité devait avoisiner les 90%. Au bout d’un moment il a bien fallu se résigner à allumer une lampe de poche. Une seule, pour tripler le temps d’usage. Au vu des piles de l’époque, ma lampe de poche  nous a lâché au bout de 30 minutes. Celle de Barrette, n’a guère duré plus, et ce chemin interminable qui sinuait. Sans compter que c’était peut-être oas le bon, et qu’on pouvait marcher longtemps comme cela. Dans le dome du Barrot, granges et villages sont rares.

 

Nos trois jeunes s’en sortiront-ils ? Vous le saurez dans le prochain épisode.

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Myrtille & Rhodo 3 Arnica se la pète

Mots-clé : Elite model look, Guide Randonnées 06

Foi de Mlle Myrtille, avec mon copain Rhodo on n’a jamais vu une marmotte aussi fière, depuis qu’Arnica a décroché un CDD estival auprès du Conseil Général des Alpes-Maritimes pour la couverture du guide Randoxygène. Il ne se sent plus !

Arnica le poseur en CDD
 C’est quoi ce guide ? Ben, toute une collèque de guides de randonnée, à pied, en raquette, en VTT, du canyonning, de la via ferrata, gratos dans les Office de Tourisme, les maisons du Parc du Mercantour etc.

guide Arnica et le CG 06

La vedette, très pipole vous ne trouvez pas ? Et puis ce sac à dos ridicule….

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tag Myrtille

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Trois jours en alpage 4 en manque !

Mots-clé : disette, famine, expériences intéressantes

Résumé : on a vu un Ovni, trouvé un vieux fusil, fait les kons en faisant rouler des pierres. Voici donc la fin de la deuxième journée d’alpage.

Passé le col de l’Espaul, là où s’enfonce dans le mélézin (futaie de mélèzes) un court chemin qui rejoint le lac des grenouilles, nous sommes presque arrivés à Valberg, seul point de civilisation dans notre randonnée. Enfin, quand je dis presque, il nous reste encore bien presque une heure de marche, or, pas question de traîner si nous voulons nous pointer avant la fermeture des magasins de bouffe : il nous faut impérativement du pain et puis de la viande et du tabac.

lac des grenouilles

Le Lac des Grenouilles en 2004 et au fond à droite le mélézin de Valberg où se déroule cette étape culinaire

Seulement malins comme nous l’étions, nous avions bien des sous mais pour le billet d’autorail du retour, pas pour les courses. Une fois le pain acheté, deux doubles boules de campagne (vous savez, le bon qui se conservait 6 jours et que plus personne ne sait faire maintenant, je vous l’ai déjà dit) en fouillant nos poches nous réunissons à nous trois 2 francs 17 (soit environ 30 centimes d’euro), donc déjà, adieu le tabac. Purée je sens que ça va être dur…

Je ne me souviens plus où se situait le dépôt de pain – déjà on a eu du bol qu’il y en ait eu encore à cette heure là, encore que j’ai vaguement dans le souvenir qu’on avait réservé de Nice le pain par téléphone, quoique je suis pas certain que cela soit lors de cette rando là. En tout cas, c’était une habitude que nous avions lorsque nous préparions nos périples : prévoir les points de ravito, réserver ou aller déposer en un lieu accessible des rations. Ya pas de raison pour que cette fois là on ait fait de manière inhabituelle, mais c’est vieux et je ne m’en souviens pas.

Par contre je me souviens bien de la petite boucherie, juste à côté de l’énorme bazar-souvenirs avec les bouteilles de liqueur de framboises, les marmottes en plastique duveteux, les chalets en bois tirelires peints avec des gentianes bleues, les piolets de nains croisés de skis et les faux bâtons de berger en bois gravés d’édelweiss, qui y en a même pas des édelweiss autour de Valberg. Ah, oui, et les cartes postales humoristiques douteuses du beauf qui bave devant une pétasse les seins en avant avec comme légende « je monterai bien sur ces deux collines ». Qu’est ce qu’on rigole !

En fait, on avait bien encore des sous, mais dans une enveloppe de secours, à laquelle nous n’aurions touché qu’en cas de vrai pépin.

Nous voici donc tous les trois chez le boucher, avec nos deux francs quinze (on avait paumé les deux centimes, bonjour les guignols !

- »Qu’est ce qu’on peut avoir comme viande pour trois avec deux francs quinze ?

- »Pour trois ? Avec deux francs quinze ?

Énorme silence.

- »Deux francs quinze ?… Ben ya çà, là…

- »le foie rose ? – froncement de nez des trois totos, becose le foie… -

- »C’est pas du foie.

- »ah, et c’est quoi ?

- »Du mou.

- »Du quoi ?

- »Du mou.

- »…???…

- »Du mou, pour les chats, mais ça se mange, c’est même bon disent certains. Faut faire à la poêle…

Une heure plus tard, dans le mélézin, devant la tente, notre couvercle de gamate servant de poêle, les 700 g de mou, difficilement découpés à la machette sur une souche, pour faire trois steaks épais, étaient joyeusement en train d’attacher, pendant que nous bourrions nos pipes avec un subtil mélange de fond de tabac, de thé à la menthe extrait de plusieurs sachets de notre provision de thé du petit-déj, et d’aiguilles de mélèze bien sèches.

 fumer le mélèze

Eh bien je sais pas si c’est d’avoir fumé les aiguilles de mélèze-thé à la menthe avant, ou si c’est inhérent au mou lui même, mais c’est un diner qu’est pas très bien passé. Pis c’est kon comme nom le mou, une fois cuit on a l’impression de manger les caoutchoucs des bocaux de conserve Le Parfait, c’est dur comme tout et impossible à mâcher.

 

Les légumes ? Ben, on peut pas dire que ça au moins on avait. On n’en avait pas. Alors on a recherché partout dans les prés ces gros chardons ras du sol, ceux qui donnent une énorme fleur sèche que les bergers clouaient sur les portes des granges pour porter bonheur, les carlines. Lorsqu’on trouve une de ces fleurs encore en bouton, il suffit à l’Opinel de la couper à la base dans le sol, de la débarrasser, moyennant jouissance des doigts, de tous ses piquants, de virer les poils du dessus et de ne garder que le fond d’artichaut (c’est de la même famille). Cela se mange cru un peu comme les petits artichauts de  Nice à la croque au sel, et c’est presque aussi bon ces chardons, avec un petit goût de noisette, gniam ! On en a mangé quatre dont deux très gros. Bon, on avait pas d’huile, juste du sel, mais au moins cela nous a fait oublier l’absence de saveur du steak de mou.

En fait, on a bouffé hachement équilibré : on a fait chauffer la soupe de cerf écossais, mais je crois que je l’ai déjà dit dans une réponse à un comm’; n’ayant pas lu le mode d’emploi, on a fait chauffer la soupe de cerf brute de boite, alors qu’il fallait rajouter deux fois son volume d’eau. Résultat une sorte de daube bien trop salée, presque immangeable.

Ce fut un diner mémorable.

(à suivre)

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Myrtille & Rhodo 2 Ronflonflon meilleur guetteur

Mots-clé : vigilance, attention, guet

Moi, Mlle Myrtille, je vous le dis, avec Grand-Père Ronflonflon on est en sécurité, car c’est le meilleur guetteur que notre colonie ait jamais eu. Au moindre aigle, le plus petit renard ou ces gamins mal élevés venant de la grange là-bas, comme le TiMariuss, hop ! Un grand coup de sifflet et tout le monde dans le terrier le plus proche. Voyez-vous-même, il a pas l’air concentré, là, notre vigie ?

Quelle vigie !

En fait, je sais pas bien siffler, car je suis encore petite, mais avec les doigts dans la bouche j’y arrive un peu.

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Edit > au fait, depuis le temps que je vous parle de mes nouvelles chaussettes avec une scorpionne rose. Lol !

chaussettes scorpionne

Elles sont bien, hein ? Qu’esse t’en penses Marie ?

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tag Myrtille

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un bel après-midi automnal pour aider une amie

Mots-clé : aide, veille

Il y a quelques jours, avec l’accord de Tine, je suis allé épauler ma jeune amie. J’espère que j’ai pu lui apporter un moment de bonheur.C’est aussi ma manière à moi de me révolter.
mon amie

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Tine malade ?

Mots-clé : premiers symptomes, toux, mal à la tête, fièvre

Tine va pas du tout : je me demande si elle couve pas quelque chose…

trop malade pour aller à l'école

Elle va pas pouvoir faire sa rentr…. Zut, elle m’a encore eu ! C’est la troisième fois.

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Tine est habillée par Cyrillus (Robe en soie et tee-shirt manches longues, loin du cou), Diams (collant), René Pierre (Escarpin) et coiffée par Ann Philip. Parfum Klein. Mariuss porte une chemise en lin Aigle et une montre 200 m Beuchat. Bon, par contre, il s’est pas coiffé.
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Trois jours en alpage 3 énorme bêtise

Mots-clé : irresponsable, jeune, chûte de pierre, pente

Après ce long moment plat des pâturages des Portes de Longon, vint la descente un peu ébouleuse, sur l’ancien hameau de granges de Vignols : un presque village d’environ 100 granges quasi toutes abandonnées et ruinées sauf les plus proches de la chapelle Ste Madeleine. On entendait le bruit d’une bétonneuse (le son porte loin en montant en montagne) et il se disait que 2 ou 3 fous belges ou monégasques (de Monaco) avaient racheté tout le hameau pour le restaurer, malgré l’absence de chemin carrossable, hormis une mauvaise piste de 10 km ouverte aux seules vraies jeeps et encore. Notre itinéraire, qui empruntait à cet endroit le sentier de Grande Randonnée GR5 de Nice à la Hollande, évitait les granges proprement dites, qui ne nous intéressaient donc pas. Encore que si on nous en avait cédé une pour pas cher on aurait été intéressé pour la retaper, paumées commes elles l’étaient (à l’époque les villages de la Tinée et ceux du Cians n’étaient pas encore reliés entre eux par la route)

Vignols Balma

Le hameau de Vignols en 2007 et la Balma di Fiero vus depuis le GR5

Qui aurait pu penser que 38 ans plus tard nous sommes passés à deux doigts de nous décider à en racheter une intacte de ces granges, Tine et moi, arrêtés seulement par la tâtillone bureaucratie protectrice de la zone centrale du Parc National qui obligeait à creuser pour les canalisations à plus de deux mètres de profondeur par une entreprise agréée. Et aussi le fait que pour la réfection de toiture, obligatoirement bardeaux de mélèze, il fallait reprendre la charpente avec des poutres de 9 m de long, non manipulables seul, que la structure devait pouvoir résister aux 8 m de neige qui s’accumulent durant 6 mois, obligeant aussi durant ces six mois au seul accès raquettes. Beaucoup d’inconvénients face à l’avantage du badge autorisant à circuler en voiture ou moto en zone centrale protégée.

 

Mais je m’égare par rapport à mon histoire. Quittons 2004 et revenons en 1967.

Laissant de côté hameau, falaises et balma di buo (grotte des boeufs) et la balma di Fiero (grotte de ???), aménagées et utilisées encore, même maintenant comme bergeries, nous grimpons longuement sous les barres sud du Mounier pour atteindre le col de Moulines et de là, délaissant le GR5, emprunter interminablement l’ancienne piste stratégique à flanc jusqu’au col de l’Espaul, sous les barres du Dément. Longue marche facile qui en 5 heures depuis Vignols nous amènera à la station de ski de Valberg au dessus de laquelle nous avons prévu de coucher. Cette journée de presque 9 heures de marche présentait l’avantage d’un faible dénivellé. Et, hormis le fusil et le crâne du bélier, les sacs s’allégeaient au fur et à mesure de la bouffe et du gaz consommés. Nous consommions beaucoup de gaz pour faire chauffer les repas car, malgré le pare-flamme protecteur vis à vis du vent, le butane n’est pas très efficace pour chauffer en altitude (il n’existait pas encore les cartouches actuelles de butane-propane plus efficaces).

Sur ce large chemin presque carrossable et plutôt plat depuis le col de Moulines,  surplombant des alpages déforestés et fortement érodés par surpâturage traditionnel, nous marchions à trois de front, parlant en permanence, echafaudant moultes plans d’enfer aussi vite oubliés qu’émis. Après un arrêt pipi mémorable par un concours à celui qui pisserait le plus loin, (c’est Barrette qu’a gagné car c’est lui qui buvait le plus, donc qu’avait le plus de réserve pensions nous), vint le moment d’une de nos plus grosses conneries d’ado.

LE concours : à celui qui ferait rouler la plus grosse pierre le plus loin possible dans la pente de ce champ de tir (c’était sur les cartes et puis on avait vérifié avant qu’on entendait pas de troupeau au dessous). Chacun à déplacé un rocher de 80 kilos environ, du talus où il y en avait pleins d’éboulés, vers le bord de la piste et là, hop ! Une grosse poussée…

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A cet endroit, actuellement pente école de parapente et de delta, le dénivellé possible pour pierre qui roule sans amasser mousse est de plus de 300 mètres. Notre secret espoir était de voir les rochers atteindre le fond du vallon et remonter un peu en face.

grosse bêtise

La pierre de Barrette nous a surpris : au lieu de rouler, elle a très rapidement fait des bonds de plus en plus longs, de plus de 20 mètres, puis en atterrissant sur un petit promontoire, explosé en milliers de graviers.

La mienne a commencé par bien rouler, puis a fait un rebond prodigieux qui l’a propulsé bien au dessus du promontoire derrière lequel elle a disparu, on l’a entendu rebondir une fois puis plus rien.

Celle de Big, qui devait bien faire 20 kg de plus que les notres, a tout de suite fait des rebonds prodigieux entraînant dans sa folle course plusieurs autres énormes rochers, et, passé le promontoire, nous avons encore longuement entendu des bruits de cascade de pierres, comme lorsque nous courrions tout droit dans les pierriers d’éboulis, puis cela s’est calmé et nous avons vu rouler tout doucement deux grosses pierres jusqu’à quelques mètres du torrent à sec du fond du vallon, sans l’atteindre. Mais il avait gagné.

Bon, intuitivement, nous avions quand même l’impression d’avoir fait une grosse bêtise, car nous savions bien qu’en montagne on ne fait jamais rouler un caillou, même par maladresse, il peut toujours y avoir bêtes ou gens au dessous, alors nous avons pressé le pas, nous éloignant un peu honteux du lieu de notre forfait.

Je suis repassé environ 25 ans plus tard au fond de ce vallon sec, que j’ai baptisé vallon de la soif, car j’avais sous estimé la durée de la ballade avec nos bébés sur dos, Tine et moi, et que du coup nous avons manqué d’eau pour les bouchons. Eh bien, en fait, de nombreux indigènes faisaient comme nous avions fait, mais pas avec des rochers de 80 kilos. Avec des frigos et des congèles, et aussi avec des épaves de voitures, de camions et même un bull ! De plus, j’ai vu faire les équipes de volontaires pour dégager la piste au sortir de l’hiver de tous les rochers éboulés : hop, une poussée et dans la pente après avoir crié « timmmber » ! Y compris des élus municipaux et des fonctionnaires territoriaux…. Et pas sur cette seule commune.

Le bien, le mal…

(à suivre)

Au fait, faut que je pense aux plus jeunes. Allez 2008

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Edit > L’observation attentive et comparée des deux extraits montre, outre la tendance version longue des morceaux actuels, et l’évidente supériorité de cette génération qui se bonifie avec l’âge * hum hum, là, tousse *, la différence sans discussion possible : Les filles de 1966 (c’est la date de la song) étaient sages. alors que les actuelles…………

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Trois jours en alpage 2 le trophée

Mots-clé : fusil, pâturage

Le samedi matin, 6 h, réveillés par le froid du petit matin, thé et pain de campagne (celui qui se conservait 6 jours, en boule double et qu’on ne trouve plus) recouvert d’un centimètre de beurre et deux centimètres de confiture de fraises, mais debout à cause de l’herbe trempée de rosée. Puis pendant que le double toit de la tente sèche lentement son humidité nocturne sur une branche de mélèze, exploration musclée (crac) de la grange au migon odorant. Comme d’hab, rien de rigolo genre corne de vache ou lampe au carbure inutilisable. Dommage. Juste un énorme tas de branches de mélèze. Par acquis de conscience, je soulève et là… Bingo ! The trouvaille !

Le bois un peu blanchi par 22 ans d’UV, le métal plus que rouillé, un fusil de guerre ! Oh, sans sa culasse, mais s’il nous était arrivé de trouver de nombreux casques américains ou allemands en forêt, d’innombrables cartouches voire bandes de fusil-mitrailleur, jamais une arme quasi entière. Et en plus, plus grande que nous. Probablement « une canne à pêche italienne ». En tant que découvreur de cette merveille, à moi de m’en charger sur mon sac à dos. A la louche, ce fusil devait peser plus de cinq kilos, en travers sur le sac, sous le rabat, glissant, déséquilibrant mon sac à chaque pas, j’aurais été mieux inspiré en découvrant ce trophée en fin de ballade.

le trophée

Sans compter, Barrette et Big qui pestaient tout ce qu’ils savaient  lorsque sur les portions plus larges du chemin muletier nous marchions de front pour discuter, et que toutes les cinq minutes ils se prenaient qui, l’un, la crosse; qui, l’autre, le canon sur la tête. J’ai bien essayé de l’accrocher à l’anneau pour le piolet, verticalement, mais il glissait et venait soit heurter le sol soit battre mes mollets. Comme même bout à bout nos trois sangles à ski de printemps qui équipaient tout sac à dos digne de ce nom à l’époque, n’atteignaient qu’à peine un mètre, impossible de bricoler une bandoulière, et on n’allait quand même pas sacrifier deux mètres de corde d’escalade, sécurité oblige. Donc je l’ai trimballé à bout de bras, le restant de la rando, sauf les cinq kilomètres de micro-route avant d’arriver à Puget-Théniers où j’avais trouvé une vieille sangle cuir dans une décharge sauvage à une heure de la fin de notre traversée.

Arrivés au col de la Valette, près du mont Gravières couvert de barbelés à cinq centimètres du sol, vestiges des fortifications en profondeur dérivées de la ligne Serré-de-Rivières revue à la sauce Maginot, nous avions une vue superbe sur le vallon de Louch dont nous venions ainsi que les crêtes de l’autre côté de la Tinée à l’est, et le long vallon perché de cet immense alpage communal d’altitude que forment les 5 km des Portes de Longon. Ce pâturage immémorial abritait des centaines de tarines, petites vaches rouges au sabot montagnard et plus de 3000 brebis.

borne Col Valette

Photo actuelle du Col de la Valette (source Conjat)

On espérait bien se faire offrir du fromage soit aux bergeries soit aux vacheries. La longue traversée des superbes Portes de Longon, heureusement totalement à plat, vers 2000 d’altitude, permit à Barrette de récupérer un autre trophée : un crâne de bélier, avec ses cornes enroulées sur presque deux tours, pas loin de 60 cm d’envergure une fois accroché sous le rabat de son sac à dos.

Le berger rencontré n’avait pas de fromage à nous refiler, mais il a offert à Big une belle sonnaille de bélier, même sans son battant d’os, et nous a confirmé que le fusil était probablement foutu, son canon bouché par la rouille, que c’était bien « une canne à pêche italienne » comme ils en avaient semé des centaines avec leurs chaussures pour se tirer plus vite face aux chasseurs alpins. Ce en quoi j’ai appris 34 ans plus tard qu’il s’était foutu le doigt dans l’oeil pour ses deux affirmations péremptoires. En 2001, ayant retrouvé ce flingue dans le grenier familial niçois, je l’ai remonté en Pays de Caux pour l’offrir à un copain tireur, fou de vieilles armes, qui l’a décapé, nettoyé, bichonné, a trouvé au cul du coffre en zone sensible une culasse adaptée pour ce fusil français, des munitions et un chargeur et a tiré avec sans se faire exploser la tête. J’ai fait un heureux.

Là où on a moins rigolé avec ma « canne à pêche » en bandoulière 15 minutes avant la fin de traversée, c’est quand la camionnette de gendarmerie est arrivée dans notre dos, s’est arrêtée à notre niveau et nous a demandé « dites donc les gamins, où vous avez piqué çà ? » Je leur ai dit, alors ils ont rigolé et nous on dit de faire attention à pas nous le laisser tomber sur le pied car c’était lourd.

Autres temps, autres moeurs… Un qui a bien rigolé aussi, c’est le chauffeur d’autorail au retour, qui nous a demandé « alors les minots, z’en avez eu beaucoup d’étourneaux avec votre arquebuse ? » Gné, gné, gné. Vieux kon. Et çà se croit drôle…

(à suivre)

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Avant que vous ne pétiez un plomb d’attendre, alors ? ce coup de l’OVNI ? Ben, parti dans les pays de l’est quelques jours après, mes copains ailleurs, à part nous personne ne semblait avoir rien vu. Trois ans plus tard je suis tombé sur une page déchirée d’un vieux quotidien Nice-Matin de 1967, où l’observatoire de Nice avait corrélé l’ovni vu de Turin à Annecy comme une rentrée d’étage de fusée soviétique vers 140 km d’altitude tout simplement. Oh, depuis, avec mes connaissances astro, j’aurai pu, non identifier, mais estimer altitude, distance et type d’objet, en ayant observé pas mal. Pas plus compliqué ni mystérieux. Bah, on a eu la trouille de notre jeunesse et de beaux souvenirs.

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Trois jours en alpage 1 l’ovni

Mots-clé : blague, OVNI, grange, randonnée, montagne à vaches

1967… I was 15 years old… Purée c’était il y a, ouh, j’ose pas compter…

Mes copains : Barrette, Big et moi, avions programmé trois ou quatre jours de ballade dans les alpages de ce qu’on appelait pas encore le Parc du Mercantour, d’Isola à Puget-Théniers, en passant par les cols. Courses rapides (cartouches de camping-gaz, piles pour les lampes de poche, allumettes, pruneaux, sucre, alcool de menthe, Antésite, soupe de cerf écossais en boite, barres d’ovomaltine, tabac pour la pipe – Clan et Amsterdammer – poignards commando neufs pour remplacer ceux un peu explosés dans nos entraînements ratés sur pins maritimes terminés dans les rochers, la bouffe classique pour trois jours), couture pour remettre en état la canadienne deux places sûrement malmenée en couchant à trois ados, remplacement des mats métal pour alléger par des mats bambous, un bon coup de pierre à aiguiser sur les machettes et plus qu’à trouver un copain plus âgé pourvu du permis et d’une deuche pour nous amener à Isola, 80 km de Nice. Certes, Barrette et Big avaient des bleues Motobécane qui auraient pu les monter avec leur sac à dos – elles les avaient bien amenés jusqu’à Amsterdam pour reconstituer la réserve de Barrette – mais mon Solex l’aurait pas fait, c’est deux ans plus tard que j’aurai les sous pour me payer une grise.

Donc, un vendredi soir, debout à trois à l’arrière de la deuche décapotée, lestée de nos trois sacs à dos de 22,5 kg chacun – la limite que nous nous étions imposé – nous penchant tous du même côté dans chaque virage pour faire chavirer la deuche, nous voilà à l’oeuvre, déposés avec nos vestes militaires, nos ceinturons tissus, nos étuis de poignard et de machette au côté, le sac gonflé sur le dos, l’un avec la tente coton, l’autre le double toit et les 10 m de corde, le dernier avec le camping-gaz, les 4 cartouches de gaz et la hache.

 ovni 1 la deuche

Montée qui tue en hubac dans le vallon de Louch, pour gagner 1000 m de dénivellé en 3 h avant que tombe la nuit. Couchage prévu dans une des innombrables granges d’alpage qui se présenterait bien accueillante avec son foin.

Au coucher du soleil, 20 granges plus tard, toutes hermétiquement closes, hormis leur étage inférieur avec le crottin du mulet, sauf une très abimée au niveau du toit et dont la seule partie suceptible de nous protéger étaient encombrée de migon (crottin séché de brebis) malodorant, nous montons donc la tente sur un replat vers 1700 m, assez loin des mélèzes, au quartier de granges du Pra Soubeyran.

Repas de carnivore dont j’ai oublié les détails, puis, pour économiser les piles, hop, couchés. Evidemment, personne ne dort, et on se raconte des histoires de jeunes. Je me souviens juste d’une qui m’avait beaucoup fait rire :

 C’est Sherlock et Watson qui sont dans un camping, sous la tente, et d’un seul coup à 2 h du mat’, Holmes secoue le docteur, qui endormi grommelle. « -Watson, dites moi ce que vous voyez ! »

« -mon cher Holmes, astronomiquement parlant je vois que la Lune est pleine, proche de Jupiter, et aussi plusieurs dizaines d’étoiles qui sont autant de soleils.

Astrologiquement parlant que nous sommes au niveau du zodiaque dans le Scorpion.

Météorologiquement parlant que la nuit est claire, sans halo autour de la Lune, avec un vent frais en altitude et qu’il fera probablement beau demain.

Temporellement parlant, la Lune ayant passé le zénith de 30°, qu’il est probablement deux heures du mat’ et que j’aimerais dormir !

« -… (silence de Sherlock)

« -Quoi, qu’est ce que j’ai dit, Holmes ?

« Watson, vous êtes une burne ! Ce que je vois c’est qu’on nous a chouré la tente !

 

Une fois que nous avons eu fini de rigoler, Big fit remarquer, qu’en parlant de la Lune, celle-ci était particulièrement brillante cette nuit, on devinait son emplacement au travers de la double épaisseur de coton orangé, tente + double-toit.

Je répliquais que cela ne m’étonnait pas trop, puisqu’il me semblait que c’était la pleine lune.

Silence, la discussion prenait fin…

Quand Big rajouta : « je trouve qu’elle se déplace vite la Lune. Tout à l’heure elle était là à droite vue au travers de la tente et maintenant elle a dépassé la faitière…

Intrigués nous bondissons pieds nus hors de la tente, pour voir un ensemble éblouissant d’une quinzaine de petites lunes en essaim allongé traverser le ciel d’Est au Nord-Ouest, totalement silencieux, et disparaitre derrière la crête de l’Infernet et la tête des Aiguilles, en l’espace de deux à trois minutes. Impossible de dire si les disques brillants étaient à un kilomètre ou à 3. Tout ce sur quoi nous avons pu nous mettre d’accord, c’est l’azimut de la trajectoire.

ovni 2 l'essaim lumineux

Je vous raconte pas l’ambiance chez ces trois jeunes de quinze ans, vaillants et surarmés, perdus en montagne vers minuit, à plus de trois heures de marche du premier village.

La peur absolue, renforcée par les lectures débiles de l’époque. Cartésiens, oui, mais plus quand la frayeur grimpe. Qui c’est qui a mal dormi enfoui dans son duvet, la main crispé sur le manche du coutelas, l’autre sur celui de l’Opinel ? C’est les trois zozos…

(nous n’eûmes le fin mot de l’histoire que trois ans plus tard)

L’émotion finit par nous terrasser après moultes hypothèses toutes aussi farfelues les unes que les autres, le seul point d’accord étant que cela ne ressemblait pas aux étoiles filantes, trop brillant, trop lent.

 

(à suivre)

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Par ailleurs j’ai l’air vraiment kon : la blague qui m’avait tant fait rire il y a plus de 40 ans et que j’ai réécrite cet aprème sur mon pocket, je découvre ce soir en me passant un dvd avec Tine, que c’est la chûte finale de « Le crime c’est notre affaire ». Piraaaates !

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aquarelle du phare de la coubre (making of)

Mots-clé : c’est ma faute, ma très grande faute, repentance

 Là j’ai vraiment fait le kon. cela m’apprendra !

phare de la coubre 2

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Edit > Vallou est revenue ! Avec son blog ! Youhou Vaaaallou ! Lalalalala ! Quelle journée : farandoles et Vallou !

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page précédente (avec l’aquarelle)

tag aquarelle

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