Archive pour 28 mai, 2010

niveau 4, la surprise

Mots-clé : les zamies progressent sur une route en lacets, rallye, autostop

J’ose pas dire « dernière ligne droite » jusqu’à ma grange de chez les loups, car sur cette route étroite, viroleuse, pleine de lacets et de pièges avec cinq tunnels, la falaise à droite,le ravin à gauche, il y a PAS UN SEUL BOUT de DROIT ! C’est simple c’est la route des Grandes Alpes, utilisée par le rallye d’Antibes, le rallye de Monte-Carlo ou bien me semble-t-il une année précédente par le rallye des princesses.

le niveau 4

Mais je parle, je parle et nos zamies ne sont plus qu’à quelques virages de notre grange. Je crois qu’elles veulent nous faire la surprise pour la f^te des voisins. On prendra l’air surpris, Tine et moi, mais on a accroché les ballons à l’entrée de la piste.

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calandre Princessses 2010

Le rallye des Princesses:deux princesses dans une vieille dame jaune en 2009 et le logo de calandre de l’édition 2010 de dimanche 30 mai

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Le pays sans étoile 2

Mots-clé : conte traditionnel revu par mariuss

Le début de ce conte c’est Giovanni le rémouleur piémontais qui arrive un soir

Les étoiles dans notre pays y’en a pas, on dit que c’est le Baron, il se les garde pour lui le Baron Bischoffsheim, depuis qu’il a fait construire cet observatoire là haut sur le Mounier pour les observer. Mais çà lui a pas réussi, car malgré le clocher et la fontaine et le canal pour amener l’eau du mont Falcoun, il n’a pas réussi à se faire élire député à Nissa. En tout cas, nous on est un pays sans étoile, pourtant on dit qu’on a un des ciels les plus clairs du Comté et des Escartons, avec Casteou-Renard vers Villaveia, là-bas au Queyras.

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La nuit vient, là-bas à l’Observatoire de Château-Renard, à 3000 m, au dessus de St Véran dans le Queyras Photo AstroQueyras

« Dis, moussiou Giovanni, qui c’est qui les fabrique les étoiles ?« 

« Le rémoulaïre » s’entendit-il répondre de manière précipitée et imbécile. Lui, le taiseux, pourquoi avait-il lâché cette bêtise. En plus il n’aimait pas mentir aux enfants.

Le lendemain, dès l’heure de la première traite pour les rares malheureuses vaches qui restaient dans les granges situées juste à 30 coudées sous le village, il sortit sa carriole, la disposa près de la nouvelle fontaine, pas celle du Mouton, non, celle située entre le moulin à farine et le four communal, juste après la rue sous les arcades.

Et là, profitant de l’eau fraiche de la fontaine, il bougea sans fin le pied pour faire tourner sa meule de grès. La meule crissait au contact des lames des forces qui allaient et venait, tandis que l’eau qui gouttait doucement pour empêcher la lame de chauffer et se détremper, s’évaporait aussitôt, comme après une pluie de grêle de début mai sur la terre chaude, en fumant. La petite, avec encore des rondelles de saucisson devant les yeux à cette heure matinale, les cheveux peignés comme le foin dans un fenil, le buvait du regard, surtout les bras raidis par l’effort éclaboussés d’étincelles brillantes. Et quand les étincelles explosèrent plus brillantes c’est là qu’il compris qu’une nouvelle journée de travail venait de s’écouler, dont ils ne s’étaient pas aperçus, ni lui, ni la petite qui ne l’avait pas lâché.

Mais alors là, cette pensée lancinante revint qui ne l’avait pas quitté de toute la nuit. Pourquoi avait-il dit à cette enfant que les étoiles venaient des rémoulaïres ?. Et puis d’abord pourquoi il n’y avait pas d’étoiles ici ? Le ciel doit être le même pour tout le monde, et surtout pour les enfants, avec plein d’étoiles !

Ce soir là, au lieu de couler froid de la montagne vers la vallée, l’air était simplement frais et le vent se levait depuis l’après midi. Il y a pas trop souvent de vent ici, sauf quand ça commence à chauffer vers 11 heures, des bouffées qui montent les pentes, ça se lève fort un coup vers midi et puis on n’en parle plus. Et pis aussi le coup de vent de fin novembre qui décroche les derniers fruits du tilleul les montant dans le ciel en tourbillonnant haut, haut, haut… Mais lou Mistraou, comme chez les provençaux on connait pas, ici, trop loin, et trop protégé par lou Mounier, (ce qui veut dire le Mont Nero, le mont Noir) citadelle immobile que les vents contournent. Et ce vent portant des odeurs de thym fleuri et des genévriers, ce vent où criaient les grands martinets lors de leurs poursuites folles, ce vent qui couvrait le ronflement du buveur de vent, l’engoulevent, ce vent gorgé de l’odeur du chèvre-feuille, chassa le rosé du ciel qui ne fut plus que violet presque noir. Alors, Giovanni, remit en marche la pédale de bois et le crochet de fer, et la meule tourna, tourna, sous le ciel nocturne qui offrait sa pureté au regard des hommes et aussi à celui des enfants. Le crissement de la meule faisait naître des milliers d’étincelles, le rémoulaïre faisait naitre des milliers d’étoiles sous les yeux de la petite émerveillée. Les gerbes d’étincelles soulevées par le vent se fixaient maintenant dans le ciel, ajoutant au firmament ce bouquet d’étoiles que l’enfant attendait.

Envoutée par ce qu’elle voyait, des milliers d’étoiles plein les yeux, la petite fille s’endormit sous le ciel ruisselant d’étoiles retrouvées qui semblaient se détacher du ciel, sans s’apercevoir que Giovanni s’était éclipsé, la couvrant de sa veste en gros velours côtelé brun. On ne le revit pas Giovanni, il avait posé tous les outils aiguisés bien rangés à côté de la fontaine.

plein les yeux

Une nuit d’été, si vous apercevez une étoile filante dans le ciel, regardez bien où elle tombe. Le rémoulaïre n’est pas loin. C’est le ciel qui rend au rémouleur les étincelles qu’il lui avait prêtées pour en faire des étoiles.

La petite fille  ? je sais pas, ma tête se fait vieille me dit Fortuné. Je crois qu’on lui disait Stella ou Estelle

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Ce qui me coûte chaque fois fois que j’écris un texte comme celui-ci, c’est que je finis en pleurs, je sais c’est kon, mais j’y peux rien.

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 Observatoire du Mounier, au petit Mounier, coupole en toile goudronnée
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Rémouleur avec son charreton à bras. Carte postale début XX°

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Rémouleur, dessin de 1875.

Le tintement de sa clochette attirait une meute d’enfants fascinés par le jaillissement des étincelles au contact de la pierre et du métal. De chaque maison, on accourait les bras chargés de couteaux, de ciseaux, de haches.

Rares sont les aiguiseurs qui sillonnent encore les rues. Surtout, ils ne le font pas en tirant leur meule montée sur une charrette. À une certaine époque, celui que l’on appelait aussi le rémouleur allait de villes en villages en portant sa lourde meule sur son dos. Source : Ecole de fouilles archéologiques Pointe à Callière

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