Frachetta

Mots-clé : mélèze, pelouse, alpage, automne

A partir du col Saint Pierre nous poursuivons la promenade précédente pour monter dans la forêt de mélèzes et rejoindre le sommet de la colline de la Frachetta. La Frachetta, c’est la petite Frache. La « fracho » c’est la roche brutalement entaillée. Ici soit passe que le flanc Sud-Est est abrupt, érodé par le ruisseau, soir passe qu’au sommet de cet alpage, les pierres se débitent en plaquettes bien régulières, comme taillées. Allez savoir…

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Montée dans le mélézin. Houlàlà, difficile de ne pas être surex ou sousex. Le sous-bois est mal tenu, il y a du bois mort en quantité pour chauffer toutes les habitations alentour. Plus personne ne le ramasse. Dommage
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Gniam… Ben non, ce ne sont pas des comestibles. Raté ! Pourtant ils étaient gros et appétissants. L’épais tapis d’aiguilles de mélèzes c’est passe que le mélèze perd « ses feuilles » c’est pas comme les tisapins.
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Retour au soleil. Le bois de mélèzes qui a déjà perdu beaucoup d’aiguilles est un bois très clair, on voit à travers le Mounier. Ce bois de mélèzes est très très riche en lièvres variables (le blanchon), en chevreuils et même en biches. Par contre personnellement nous n’y avons pas encore rencontré le lièvre variable que nous ne connaissons que des forêts de mélèzes sous le col de la Couillole.

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Sortie du bois par sa lisière sud sur la croupe. C’est une surprise, je ne pensais pas que le sommet de la croupe était un alpage. (au dessus du tronc foudroyé, la Lune)

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Parvenus plus haut que la forêt nous retrouvons la perspective sur le Mounier enneigé et ses barres rocheuses. Au tiers gauche, le Petit Mounier avec l’ancien observatoire astronomique ruiné, au milieu le Grand Mounier, véritable château isolé au milieu des milliers d’hectares d’alpages occupés depuis des temps immémoriaux par les bergers et leurs troupeaux.
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Pendant ce temps, Tine poursuit la montée vers le plateau au milieu des longues ombres portées des rares mélèzes isolés, dans le soleil déclinant. C’est devenu presque plat si l’on prend en biais comme elle le fait. Nous allons explorer de long en large cet alpage que nous ne connaissions pas.
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 Reposoir (couleur verte due au fumier de mouton) pour le troupeau au sommet de l’alpage de la Frachetta. Je ne vous présente plus la forêt de mélèzes puis au troisième plan les croupes surmontant les granges d’Ars, appelées Crête d’Ars, et au fond le Mounier, tout blanc au contraire de son nom (Mounier = Moun Negro, le mont noir à cause de la couleur de ses « Terres Noires » marneuses comme visibles au pied des barres rocheuses)

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 Sur la ligne de crête qui ferme l’horizon, le point le plus bas, plutôt à droite, c’est l’Authion, où une division SS s’était retranchée et qui a vu de durs combats meurtriers jusqu’à fin avril 1945. Le premier petit pic enneigé à partir de la droite, c’est la Vallée des Merveilles. Toute la neige médiane correspond au Boréon, le Parc Alpha avec les loups. A gauche Isola 2000. Le plan intermédiaire milieu gauche est le col de la Couillole. La « caiola » c’est une halte-cabane obligée des bergers montant en transhumance.

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Le sommet de la Frachetta, 1777 mètres.  Au delà des mélèzes, au troisième plan, la pessière de Tavanière où les bucherons sévissent ces jours-ci et la croupe dénudée de l’alpage du Lauvet d’Ilonse qui surmonte notre grange

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 Une combe avec un peu d’ombre pour l’estrop (=le troupeau) à l’heure chaude durant l’été. Cet alpage ne semble pas avoir été utilisé cet été, au vu de la quantité d’herbe restante. seules des crottes automnales fraiches attestent du passage d’un petit troupeau au moment du démontagnage avant le retour de transhumance. A l’extrême droite dans la brume, les sommets gris-bleu situés à 40 kilomètres, surplombent la Route Napoléon.

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Sur le versant sud de la pelouse, quelques mélèzes isolés repoussant plus ou moins après avoir été étêtés par la foudre à chaque orage, et ils sont nombreux et violents sur cette croupe dénudée qui plonge ensuite abruptement sur le vallon de la Frache

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 Il n’y a pas deux mélèzes identiques dans cette forêt : doré, brun, roux, ayant déjà perdu toutes ses aiguilles, trappu, élancé, jumelé, en taillis. Au fond les montagnes surplombant Isola 2000, la crête frontière entre le Parc du Mercantour et le parc Alpi Maritimi italien, les deux parcs étant jumelés.
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Durant le descente dans le mélézin de la forêt de la Frachetta, nous tombons sur ce mélèze balafré par la foudre. Une belle cicatrice. Je connaissais sans avoir jamais vu.
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Tine a pressé le pas une fois le Col St Pierre retrouvé, car il commence à faire frais à l’ombre. Au niveau des abreuvoirs seuls les reflets des mélèzes dorés et du ciel bleu rappellent le soleil qui nous réchauffait il y a un quart d’heure

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Le fond du vallon de la Frache où coule le ruisseau Couillole venant du col du même nom est déjà dans le noir. L’ibac de la Frache est encore éclairé par le soleil couchant qui ne va pas tarder à basculer derrière l’horizon. La fraicheur se fait sentir malgré le doré lumineux des mélèzes. Le temps de ramasser deux cèpes, quelques plaquettes calcaires pour le futur dallage du chemin et il est temps de rentrer si on veut pas se faire prendre par la nuit et les loups qui vont sortir.
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Retour à la grange à la nuit. Le Giraut enneigé n’est même plus éclairé au sommet par le soleil couchant, l’orient piémontais devient rose tandis que l’inversion thermique coince dans la vallée les nuages. On dit souvent que la nuit tombe. C’est idiot, en montagne il est évident qu’elle monte… Il est temps de ranimer le poêle à bois.

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