restauration grange de chez les loups Saison 4

Mots-clé : charpente, vite, l’hiver approche, froid

Une course contre la montre avec l’hiver

Ch 21 novembre 2005 échaffaudage

Ch 21 novembre 2005 tous les chevrons

Ce 21 novembre 2005, encore une belle journée froide sans neige supplémentaire en altitude. L’année dernière, la neige est tombée le 25, comme à peu près tous les ans. Normalement il me reste 4 jours pour finir, peut-être moins. J’ai aménagé mon emploi du temps pour monter  presque tous les jours, si possible avec de l’aide de l’un âgé, de l’autre jeune, voire même d’un collègue, curieux de découvrir les solutions techniques retenues.

Un échafaudage métallique, en équilibre sur un faux plancher provisoire, permet de commencer à boulonner tout ce qui avait été positionné la veille à la nuit. Et, au soir, tous les chevrons sont enfin positionnés mais non encore fixés.  Un fort coup de vent, qui n’a pas encore eu lieu, pourrait faire pencher le sud, côté vallée. Les nombreux fruits ailés du tilleul encore accrochés aux branches, plus de 10 jours plus tard qu’à l’habitude, en témoignent.

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Ch 22 novembre 2005 neige 2000

22 novembre 2005. Dans la nuit, il a neigé à 2000 mètres environ, un simple poudrage. Mais on sent bien que cela pourrait se poursuivre à voir les nuages. Tous les chevrons sont maintenant en cours de boulonnage, et le plancher provisoire de la mezzanine du fenil haut permet de travailler plus confortablement. Encore beaucoup de serre-joints, tout cela nécessitera une consolidation définitive. Aurons nous le temps ? Maintenant, vu le poids de la charpente, séance de serrage des ancrages des sablières et dernier bourrage de mortier pour répartir les appuis entre cette sablière et le sommet du mur. Il reste à fixer les entraits manquants horizontaux du plancher de la mezzanine du fenil et à couper à 45° leurs extrémités qui dépassent.

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Ch 23 novembre 2005

Le 23 novembre 2005, temp gris, mais la neige n’est pas là. J’ai le temps d’aller voir depuis la piste à quoi cela ressemble. C’est encore un peu squelettique mais je suis content du travail. Le problème c’est qu’il faut impérativement couvrir avant la neige. 48 m2 de planches à fixer dans la précipitation en équilibre sur le toit pentu à 45°. Nous allons travailler avec des harnais d’escalade, mais cela complique tout. Et chaque fois qu’un outil glisse, il faut se désencorder et descendre le chercher dans les buissons.

Aujourd’hui, travail préparatoire, nous positionnons les arrêts pour pouvoir poser les planches sans qu’elles glissent jusqu’au sol, c’est provisoire, c’est juste une astuce de montage, mais cela prend du temps sur les 20 chevrons. Heureusement ce truc sera réutilisable lors de la couverture « bacacier ». Par ce froid, les batteries des perceuses ont une durée de vie limitée. Nos trois perceuses à deux batteries chacune rendent l’âme avant d’avoir terminé la tâche. on continuera demain, ainsi que le bourrage de mortier. Le temps devrait tenir.

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Ch 24 novembre 2005 glace

Ch 24 novembre 2005 début de pose des planches

Ch 24 novembre 2005 charpente terminée et rigidifiée

24 novembre 2005 : Surprise ! La glace ne fond plus (ici à l’entrée de la grotte où nous posons le matériel). Plus moyen de continuer entre deux le mortier pour celui qui n’est pas sur le toit, comme nous le faisions ces derniers jours. Cela veut dire aussi, qu’à la moindre petite précipitation nocturne, cela sera de la neige. Aïe aïe aïe ! Je fonce pour la couverture en planches (qui assurent la rigidité longitudinale du caisson de charpente, quelle fabuleuse idée que celle-là, seul un ingénieur bois pouvait me la souffler : couverture, isolation et structure, fallait y penser, au prix d’une simple palette de planches d’épicéa standardisées 3m par 20 cm, moins de 350 euros hors taxe  hors livraison. Il devrait même me rester deux planches, une fois fini, si mes calculs sont bons). J’enlèverai la poutre qui double la fausse-faitière quand j’aurai fini un côté qui au début peut se monter de l’intérieur, le corps penché à l’extérieur (pas de photo de ces acrobaties, sorry).  A ce rythme j’en ai encore pour trois-quatre jours de boulot, plus l’étanchéité provisoire. Pourvu qu’il ne neige pas.

La pose de la couverture et la protection contre la neige pour l’hiver du platelage, ce sera la saison 5.

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4 commentaires

  1. cmarie75 dit :

    Là je suis en 2005 dans ta grange au loups .
    Tu en ais ou maintenant au bout de 4 années !!!

    je visite et il y a de quoi faire ,je passerais donc plus tard pour le reste ou je vais encore rester jusqu’à 6h du mat .
    bises.marie

  2. mariuss dit :

    Marie > où j’en suis ? Bah, je termine le chambranle de la porte de la salle d’eau, je bricole le poêle à bois pour ce qui est de la cheminée (provisoire), je renforce l’escalier d’accès piste_grange, j’installe la ruche, le dallage du seuil d’entrée, mon atelier à la « cave » ancienne écurie du mulet, et je poursuis l’installation de la fosse.
    Là je vais aller chercher de nouveaux bulbes de lys orangés que j’ai repéré et marqué au printemps, je vais encore débroussailler, chercher des sanguins, remettre en état le coffre à grains trouvé dans les alpages et installer la fontaine de manière plus convaincante qu’un bête tuyau. Je vais aussi poursuivre l’isolation de la mezzanine là haut au fenil, pour pouvoir recevoir des invités, fixer le côté gauche du chambranle intermédiaire (bergerie à brebis = la chambre), et compléter l’éclairage de la chambre un peu trop provisoire.

    ah, oui, ton amie t’as dit sur ton blog de pas traîner sur internet jusqu’à 6h du mat’.
    Bises

  3. Dorian dit :

    Bonjour, vous avez effectué un super travail !! Je m’inspire d’ailleurs de votre expérience, de votre blog et de vos photos pour la rénovation de ma propre grange dans les Hautes Pyrénées. Pouvez vous me dire quelle taille avez vous utilisez pour la sablière ? du 15x15cm ? pour les chevrons il s’agit du combien ? 20×10, 20×8 cm ? quel type d’isolation avez vous utilisez ? merci pour vos réponses et merci pour votre blog ! a bientôt

  4. mariuss dit :

    Il faut que j’aille mesurer.
    Sablières deux 16×9 en parallèle boùlonnées entre elles
    Chevrons 16×9 de 4m50.
    Il fallait que je puisse porter seul chaque pièce de bois
    Mais poutrè horizontale pignon 15×18 sur 5m60 environ car la scierie n’avait pas l’usage et m’à fait un prix. J’ai coupé un bout pour pignon sud de 3,80 environ comme raidisseurs, et gardé l’autre morceau comme linteau porte fenêtre pignon nord
    Isolant : planches à coffrage standard 25 mm 200 de large sur conseil ingé bois, plastique épais à serre de fraises résistant aux UV pour passer hiver sous neige,
    Puis Isolant multicouches (une douzaine) agraffé puis lame d’air 55 mm puis bacacier montagne 0,75 ou 1 (je ne sais plus) en tout cas pas 0,63, le tout calculé pour couche de neige de 2,50 m tassée. Habituellement moins d’un mètre tassée mais déjà vu 1,80 m cumulée tassée. Pente 45 degrés pour faciliter glissade de neige

    Bonne réalisation !

    J’oubliais : j’ai demandé un permis de travaux, assez documenté pour le style local. Résultat positif mais long à venir
    Actuellement ce ne serait plus possible avec l’application de la  » loi montagne » dans le 06. Une fois un toit abîmé on ne peut plus rien faire. Un peu comme dans le 05 il y a 20 ans. Voyez dans votre coin. De toute façon il faut chiader le dossier avec référence au patrimoine bâti des monus et sites, surtout en zone Parc.

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