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le vieux mélèze

Mots clés : Conte traditionnel revu par mariuss
Lorsque j’observe les étoiles à l’œil nu, il m’arrive d’écouter ce qu’elles me racontent. Et voilà ce qu’elles m’ont chuchoté un soir. (Un peu comme l’histoire du pays sans étoile avec Giovanni le rémouleur…, âmes sensibles, s’abstenir)

 J’avais atteint l’automne de ma vie, » le printemps de l’hiver » comme l’a dit un artiste. C’est-à-dire que j’étais plus trop bon à grand-chose, alors on me confiait, plus par compassion que par besoin, quelques brebis de plus de trois ans, incapables d’agneler, tout juste bonnes pour la réforme au moment de la foire aux tardons. Et encore, sur des alpages dont même les communes avaient un peu honte à les attribuer, mais fallait bien des sous. Sur un de ces alpages dédaignés, il y a quelques années, après avoir récolté des brins de génépi sur les roches moutonnées polies par les glaciers et burinées de signes cornus par les bergers de l’âge du bronze, comme souvent je me suis allongé sous le vieux mélèze, sur l’herbe douce et fine, un peu savonneuse. Les mésanges huppées twittaient dans les fines ramures au travers desquelles j’observais les nefs blanches qui gonflaient leurs voiles bien au dessus du couple d’aigles qui grimpait là-haut dans l’azur en tournoyant. L’air bruissait du cricri d’innombrables criquets et le bruit de faux des martinets géants m’effleurait parfois venant picorer le plancton aérien qui s’agitait autour de ce vieux mélèze.

Ce vieux mélèze, justement…

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Le lac des grenouilles au sommet du Vallon de Fontanalba, dans la Vallée des Merveilles

En haut, là haut, tout là haut perdu au dessus du lac des grenouilles, il y a un grand mélèze tout seul. Oh, pas vraiment tout seul, car autour il y en a d’autres de ces mélèzes balafrés et noircis par la foudre, couchés par les huit mètres de neige l’hiver qui glissent sur la pente et, chaque printemps, ils essayent de repousser droits mais peine perdue, ils restent arrondis. Lui, c’est le plus vieux, il a connu Carlo-Emmanuelli et sa Route Royale en 1610. Un bel arbre, bien tordu, creux pour s’y cacher et guetter à l’espère les chachas qui passent fin octobre, mais dont on fait pas le tour du tronc à trois hommes. Un bel arbre sous lequel il fait bon se reposer à l’heure chaude où le raï se repose, ou bien ramasser les myrtilles autour.

Oui vraiment, un beau mélèze avec une ombre fine et apaisante.

Puis, je suis redescendu vers ma cabane d’alpage, dans le tintement des sonnailles, par cette vieille route militaire empierrée, couverte d’aiguilles rousses de l’année passée. À la nuit tombante, j’ai franchi le seuil, et là, tout seul dans ma petite pièce, je me suis retrouvé face au vieux miroir piqué encadré de cytise sculpté au couteau et j’ai vu… Pas mon visage fatigué, non, ma solitude, comme ce grand mélèze, perdu là-haut dans l’alpage, regardant ce mont qui fait peur aux gens de la vallée.

Alors, comme parfois, j’ai soulevé le couvercle de cette boîte à musique trouvée dans la cabane, probablement oubliée là par un précédent berger du pays des hommes libres, puisque sculptée d’une rosace au couteau, et que j’avais patiemment réparée lors des longues soirées de juin, assis sur le banc au pas de la porte. Un banc, c’est un bien grand mot, un morceau de poutre de cœur de mèle coupé il y a plus de 200 ans et qui a vu l’astre du jour et la neige le bruler à plus de 2200 mètres d’altitude. Devenu tout argenté, veiné et tordu comme le dos de mes mains, il est un peu bancal sur ses deux roches oranges, mais il prend la chaleur du soleil 16 h par jour en juin et vous la restitue ensuite quand vous refaites le tranchant d’un outil, réparez une chaise paillée ou remettez en état une boite à musique.

Ce soir là, j’ai tourné la manivelle et regardé comme souvent danser la petite poupée, une petite fille maladroitement taillée dans un éclat de pin cembro, qu’il y en a pas beaucoup par ici du cembro, haute comme une demi pomme de mélèze, coiffée de quelques brins de laine brunes pour lui faire la chevelure et de deux grains de galène pour les yeux, trois brins de seigle tressés pour une capeline, on dirait ces petites poupées en chiffon de maintenant mais en miniature.

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Et je me suis mis à pleurer !

Quand la musique s’est terminée, comme chaque fois, elle s’est arrêtée de danser. C’était presque devenu un rite : avant d’ôter le verre et d’allumer la mèche, quand le dernier éclat rouille disparaissait là bas au sommet de l’Agnellino, j’ouvrais le couvercle avec sa rosace et les initiales de ce berger inconnu, je remontais la manivelle…

Ce soir là, je la fixais du regard, plus que d’habitude, intensément, et la pitchoune a tourné sa tête inexpressive mais poignante vers moi, et bien que dépourvue de bouche m’a dit :  » Pleurez plus vieil homme, vous m’avez regardé tourner bien des fois ! Alors j’ai pensé que je pourrais vous parler à ce moment ! « 

Je n’ai pu que bredouiller :  » Tu parles pitchoune ! Tu parles ? Ou je rêve ? Tu peux pas savoir comme je suis content de t’entendre parler ! Mais dis-moi pitchounette, ça fait longtemps que tu parles ? « 

Et un dialogue bien improbable s’est noué :

 » En principe j’ai pas le droit de parler car je ne suis qu’une poupée. Mais je suis tant seule dans cette boîte et comme vous êtes mon seul ami, j’ai osé croire que ça vous ferait plaisir d’entendre autre chose que les sonnailles de vos brebis  »

- Plaisir ? Es même oun vrai bonheur ! Mais dis-moi pitchoune, en échange, je peux t’agréer en quelque chose ? « 

 » Oh ! Oui, j’ai toujours rêvé de danser la farandole, mais pas dans une petite boîte, non, dehors sous le soleil en plein air et autour d’un grand arbre parmi les oiseaux et les papillons « 

- Mais t’as pas peur de te perdre, tu es si petite ? « 

 » Si un jour je devais me perdre je ferais tout pour vous retrouver parce que vous avez été le seul à penser que je n’étais pas une chose, pas un objet mécanique mais que j’étais vivante ! Alors vous m’emmènerez dehors ? « 

- Promis pitchounette, demain je t’emmènerai. « 

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La vieille route militaire pavée de la Valmasque à Fontanalba, dans la Vallée des Merveilles, au milieu des mélèzes

Tôt le matin, mes pas nous ont porté vers le vieux mélèze, par la vieille route militaire calladée. Une fois dessous, j’ai délicatement déposé la petite boîte et quand je l’ai ouverte, la ritournelle s’est mélangée aux chants de centaines de mésanges, aux cri-cri de tous les criquets, aux zonzons des bourdons velus et tout le petit peuple de papillons de l’alpage est accouru !

La poupée sortit de la boîte et entama une farandole autour du vieux mélèze, donnant la main aux mésanges entourées de papillons. Elle tournait encore et encore quand toutes les lucioles de l’alpage étaient venues lui tresser un diadème d’or en guise de ruban autour de son chapeau et que la lune souriante se joignit aux étoiles.

Mais moi, fatigué d’émotion, je me suis endormi.

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Quand la rosée m’a réveillé, dans la fraîcheur du point du jour, avant que le soleil ne sorte de derrière la Bouscaye, j’étais seul, enroulé dans mon gros manteau de laine, la pitchoune, sa boite à musique, tout le petit peuple ailé avait disparu.

Alors j’ai tourné, j’ai cherché autour du vieux mélèze. J’ai appelé très fort, j’ai même crié :

 » Reviens pitchoune, reviens, tu avais dit que tu voulais discuter, alors reviens ! Pourquoi tu es partie ? On a pas pu te voler je suis tout seul ici ! « 

Quand, n’ayant plus de voix, j’ai constaté que même l’écho ne me répondait plus, j’ai repris le chemin de la cabane, avec une grosse boule dans la gorge, pas moyen de respirer et les yeux mouillés que j’y voyais plus rien.


J’y suis retourné au vieux mélèze, d’abord tous les jours, puis souvent, puis épisodiquement, un été même, chaque jour et même en raquettes l’hiver, mais il n’y avait ni la pitchounette et même plus de papillons ni de mésanges.

D’ailleurs depuis que les mésanges sont parties, les criquets ont disparu, il n’y a plus de lucioles non plus et le vieux mélèze a pleuré ses aiguilles en plein été et même il n’a plus reverdi depuis trois ans ;

 

Alors un soir, je me suis regardé dans le miroir et je me suis dit :  » Demain tu monteras vers le vieux mélèze, tu prendras la corde de chanvre avec toi, et comme ça tu disparaîtras du monde comme a disparu la petite fille qui voulait danser ! « 

Le temps de gouverner le troupeau pour le confier au Firmin du gias de Peirefique, un autre alpage perdu, et en fin d’après-midi, je montais, épuisé, peinant à mettre un gros soulier devant l’autre, vers le vieux mélèze, bien décidé à faire ce que j’avais pensé la veille, encore que j’ai oublié la corde. Soudain je crus entendre une musique lointaine et le chant des mésanges ! Mon vieux cœur fatigué s’est mis à battre plus vite et c’est presque en courant que j’atteignis le vieux mélèze. Assise parmi les plants de myrtille rouges, au pied du tronc tordu, une véritable pitchounette sous son chapeau de paille avec, à mes yeux, le même visage que la poupée, m’attendait. Incapable de parler, j’ai réussi à souffler :

 » C’est toi pitchoune ? « 

Sans un mot, sa main me tendit une petite boîte sculptée ancienne. D’un doigt tremblant j’ai soulevé le couvercle et, bien sûr, la boîte était vide ! Mais la musique s’est remise à jouer, la petite fille à danser et moi cette fois j’ai gardé les yeux bien ouverts pour ne pas la perdre !

 

Beaucoup plus tard, alors que les étoiles brillaient plus que d’habitude, quand je suis passé face au miroir, elle était là derrière moi, et encore derrière, loin en dessous, sous les nuages, il y avait toute la montagne qui souriait dans la nuit !

Adapté, transposé et modifié par mariuss à partir d’un conte provençal que René Vars est venu conter aux élèves de Villeneuve-Loubet, en 2000

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le retour des bisous

Mots-clé :Tout est bien qui finit bien.

Mais, ma petite Stella, tu ramènes tous les bisous ? Et aussi titeJosy et titefarandoles !

le retour des bisous

Oh Tine & mariuss, je vous ramène à vous tous les bisous que j’ai trouvé depuis le printemps à partir de mon école de Cannes. C’est une école où ya pas d’étoiles. Alors comme mariuss il connaissait le conte du pays sans étoile où il sait comment faire revenir les étoiles, ben je lui donne tous les bisous comme çà il va les scotcher sur le ciel et comme ma maman au ciel et mon papa au ciel ils auront eu tous les bisous pour la fête des mamans ils vont rallumer les étoiles et en plus comme ils seront plus dans le noir et ils pourront descendre me voir.

Mais pourquoi mariuss ? Cette histoire on peut la lire partout ?

Passe que mariuss ça a été le seul qui m’a écouté quand il est passé voir la maîtresse à l’école de Cannes sans étoile, et je lui ai tendu la main et il l’a prise, et quand il est revenu pareil et encore pareil après.

Mais alors, les ***** que tu laissais à la place des bisous, c’étaient des étoiles ?

Oui, Tine.

Tu sais que Stella ça veut dire étoile, ma petitoute ?

Ah non, mais c’est très joli, ça veut dire que je suis une étoile alors ?

Oui, tu es une étoile. Donc tu peux aller voir ta maman et ton papa quand tu veux.

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Bon, Cyrillusse et le grand, z’avez fini de bouder ?

Pffff.  C’est toujours les filles qui gagnent sur ce blog !

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Au fait titefarandoles, pas trop mal au dos ? Oh non, je suis tombée sur le filet de bisous !

Ben titeJosy, tu pleures comme Pelé ? Non, non, c’est juste avec la vitesse de la voiture, j’ai une poussière…

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La petite Stella dans son école où il n’y a pas d’étoile (les visages et regards ont été volontairement floutés)

Lectrices, lecteurs, tous ces bisous que vous avez offert généreusement depuis le printemps 2010, ont servi à faire revenir des étoiles dans les yeux d’une petite fille malheureuse, et, pourquoi pas, dans les yeux de certaines d’entre vous. Je vous remercie de votre fidélité chez moi. Alors voilà un bisou que m’a envoyé une fidèle lectrice, pour vous.bisou de Vallou 14

Et pour ne pas oublier même celles qui sont un peu loin ces temps-ci, voici ma création de roses à moi :

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Elles s’appellent Lune Tendresse.

J’ai réussi à photographier ces roses avec la Lune au milieu. Je les offre à Tendresse.

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tag le voleur

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Le pays sans étoile 2

Mots-clé : conte traditionnel revu par mariuss

Le début de ce conte c’est Giovanni le rémouleur piémontais qui arrive un soir

Les étoiles dans notre pays y’en a pas, on dit que c’est le Baron, il se les garde pour lui le Baron Bischoffsheim, depuis qu’il a fait construire cet observatoire là haut sur le Mounier pour les observer. Mais çà lui a pas réussi, car malgré le clocher et la fontaine et le canal pour amener l’eau du mont Falcoun, il n’a pas réussi à se faire élire député à Nissa. En tout cas, nous on est un pays sans étoile, pourtant on dit qu’on a un des ciels les plus clairs du Comté et des Escartons, avec Casteou-Renard vers Villaveia, là-bas au Queyras.

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La nuit vient, là-bas à l’Observatoire de Château-Renard, à 3000 m, au dessus de St Véran dans le Queyras Photo AstroQueyras

« Dis, moussiou Giovanni, qui c’est qui les fabrique les étoiles ?« 

« Le rémoulaïre » s’entendit-il répondre de manière précipitée et imbécile. Lui, le taiseux, pourquoi avait-il lâché cette bêtise. En plus il n’aimait pas mentir aux enfants.

Le lendemain, dès l’heure de la première traite pour les rares malheureuses vaches qui restaient dans les granges situées juste à 30 coudées sous le village, il sortit sa carriole, la disposa près de la nouvelle fontaine, pas celle du Mouton, non, celle située entre le moulin à farine et le four communal, juste après la rue sous les arcades.

Et là, profitant de l’eau fraiche de la fontaine, il bougea sans fin le pied pour faire tourner sa meule de grès. La meule crissait au contact des lames des forces qui allaient et venait, tandis que l’eau qui gouttait doucement pour empêcher la lame de chauffer et se détremper, s’évaporait aussitôt, comme après une pluie de grêle de début mai sur la terre chaude, en fumant. La petite, avec encore des rondelles de saucisson devant les yeux à cette heure matinale, les cheveux peignés comme le foin dans un fenil, le buvait du regard, surtout les bras raidis par l’effort éclaboussés d’étincelles brillantes. Et quand les étincelles explosèrent plus brillantes c’est là qu’il compris qu’une nouvelle journée de travail venait de s’écouler, dont ils ne s’étaient pas aperçus, ni lui, ni la petite qui ne l’avait pas lâché.

Mais alors là, cette pensée lancinante revint qui ne l’avait pas quitté de toute la nuit. Pourquoi avait-il dit à cette enfant que les étoiles venaient des rémoulaïres ?. Et puis d’abord pourquoi il n’y avait pas d’étoiles ici ? Le ciel doit être le même pour tout le monde, et surtout pour les enfants, avec plein d’étoiles !

Ce soir là, au lieu de couler froid de la montagne vers la vallée, l’air était simplement frais et le vent se levait depuis l’après midi. Il y a pas trop souvent de vent ici, sauf quand ça commence à chauffer vers 11 heures, des bouffées qui montent les pentes, ça se lève fort un coup vers midi et puis on n’en parle plus. Et pis aussi le coup de vent de fin novembre qui décroche les derniers fruits du tilleul les montant dans le ciel en tourbillonnant haut, haut, haut… Mais lou Mistraou, comme chez les provençaux on connait pas, ici, trop loin, et trop protégé par lou Mounier, (ce qui veut dire le Mont Nero, le mont Noir) citadelle immobile que les vents contournent. Et ce vent portant des odeurs de thym fleuri et des genévriers, ce vent où criaient les grands martinets lors de leurs poursuites folles, ce vent qui couvrait le ronflement du buveur de vent, l’engoulevent, ce vent gorgé de l’odeur du chèvre-feuille, chassa le rosé du ciel qui ne fut plus que violet presque noir. Alors, Giovanni, remit en marche la pédale de bois et le crochet de fer, et la meule tourna, tourna, sous le ciel nocturne qui offrait sa pureté au regard des hommes et aussi à celui des enfants. Le crissement de la meule faisait naître des milliers d’étincelles, le rémoulaïre faisait naitre des milliers d’étoiles sous les yeux de la petite émerveillée. Les gerbes d’étincelles soulevées par le vent se fixaient maintenant dans le ciel, ajoutant au firmament ce bouquet d’étoiles que l’enfant attendait.

Envoutée par ce qu’elle voyait, des milliers d’étoiles plein les yeux, la petite fille s’endormit sous le ciel ruisselant d’étoiles retrouvées qui semblaient se détacher du ciel, sans s’apercevoir que Giovanni s’était éclipsé, la couvrant de sa veste en gros velours côtelé brun. On ne le revit pas Giovanni, il avait posé tous les outils aiguisés bien rangés à côté de la fontaine.

plein les yeux

Une nuit d’été, si vous apercevez une étoile filante dans le ciel, regardez bien où elle tombe. Le rémoulaïre n’est pas loin. C’est le ciel qui rend au rémouleur les étincelles qu’il lui avait prêtées pour en faire des étoiles.

La petite fille  ? je sais pas, ma tête se fait vieille me dit Fortuné. Je crois qu’on lui disait Stella ou Estelle

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Ce qui me coûte chaque fois fois que j’écris un texte comme celui-ci, c’est que je finis en pleurs, je sais c’est kon, mais j’y peux rien.

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 Observatoire du Mounier, au petit Mounier, coupole en toile goudronnée
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Rémouleur avec son charreton à bras. Carte postale début XX°

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Rémouleur, dessin de 1875.

Le tintement de sa clochette attirait une meute d’enfants fascinés par le jaillissement des étincelles au contact de la pierre et du métal. De chaque maison, on accourait les bras chargés de couteaux, de ciseaux, de haches.

Rares sont les aiguiseurs qui sillonnent encore les rues. Surtout, ils ne le font pas en tirant leur meule montée sur une charrette. À une certaine époque, celui que l’on appelait aussi le rémouleur allait de villes en villages en portant sa lourde meule sur son dos. Source : Ecole de fouilles archéologiques Pointe à Callière

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Le pays sans étoile 1

Mots-clé : conte traditionnel revu par mariuss

Giovanni, le rémouleur qui venait de Mondovi, là-bas du côté de la Lombarde, arpentait toute la Counta de Nissa (Le Comté de Nice) avec sa carriole pour aiguiser les forces (sorte de gros ciseaux de berger) aux tranchants émoussés pour que les bergers puissent tondre leurs brebis, avant de monter en alpage. Il était trop pauvre pour avoir un de ces petits ânes gris avec la croix de Saint André noire sur le dos comme on en trouve beaucoup là-bas, dans le pays du bon Roy René et des Papes. Trop pauvre, parce qu’il avait trop bon cœur. Alors son charreton avec la lourde pierre ronde au grain fin en grès d’Annot, il se la tirait tout seul avec son pauvre dos.

remoulaïre

Ce soir là, il avait débarqué dans ce village médiéval perché sous les rochers dont on disait que dans l’ancien temps les habitants avaient brulé les granges des beuillois (habitants de Beuil), mais c’est une autre histoire, triste, que moi, Fortuné, je vous raconterai une autre fois.

Donc, à l’auberge du moulin, le patron de l’époque, Aymé, qui avait beaucoup de couteaux à faire aiguiser, le logea dans la soupente après lui avoir offert la soupe de fèves.

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Forces ou ciseau de berger à tondre la laine des brebis. Longueur 225 mm Source : Ebay

Giovanni replia son couteau de poche, pendant qu’Aymé, qui aimait bien rigoler, lui disait, « en tous cas, la montée par le chemin du facteur t’a aiguisé l’appétit« . Giovanni, un taiseux au poil sombre comme tous les piémontais, bougea ses boucles brunes pour montrer qu’il avait compris le jeu de mots et enfouit son couteau dans sa biasse (sorte de sacoche cuir de berger). Le coup du chemin du facteur, fais moi penser à te le raconter une autre fois, Tchiné (petit, enfant).

Le soir, il n’aimait pas se coucher tôt, surtout fin mai, quand tarde à tomber la lumière. Il aimait bien se poser immobile à écouter les bruits de la nuit montante, quand le fond de la vallée est déjà obscur, mais que le sommet du Giraud, la montagne qui surplombe le Val de Blore, est encore doré du soleil déjà couché derrière le mont Pourri. On raconte que certains soirs, sur le Giraud on peut voir le pêcheur de Lune, mais je m’égare. Giovanni aimait donc bien regarder monter la nuit, passant du bleu rosé au violet sombre insensiblement et deviner où allaient apparaître les premières étoiles,  les trois belles de l’été, même si en mai on n’en voyait que deux à cette heure-là, le Grand Triangle d’Eté étant encore trop à l’est, on ne lui voyait qu’Altaïr de l’Aigle et Vega de la Lyre, Deneb du Cygne étant encore trop bas sur l’est.

Il aimait bien regarder les étoiles, même s’il ne connaissait pas bien leur nom, elles étaient ses amies, lui donnaient l’heure aussi bien que le soleil en plein jour, et lui indiquaient son chemin quand il avait mal calculé sa marche et devait suivre les chemins muletiers une fois la nuit venue. Je crois que c’était un poète.

Et ce soir là, il fut déçu. Le  morceau de ciel au dessus était bien violet, mais il lui faisait peine. Il était vide. Pas une seule étoile.

« Qu’est-ce que tu regardes, rémoulaïre ?«   Il n’avait pas entendu s’approcher derrière lui la petite fille aux cheveux de blé. « Je regarde les étoiles. » « T’es pas encore couchée, petite ?«  « Ici, il y en a jamais des étoiles, je regarde tous les soirs, mais j’en vois jamais« .

La suite, Tchiné, je te la dirai demain, parce que là, tu vois, il commence à faire froid à mes vieux os, me dit Fortuné, malgré mes protestations.

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parlezen moi pas : une horreur

Mots-clef : cloches, Vatican, éruption volcanique, Pâques

Moi c’est Marie-Opportune (55 kg, 40 cm, née en 1873), je viens d’une abbaye de moniales normande, elle, c’est Ptite Lorraine (8 kg, 23 cm, née en1905), elle vient d’une cour d’école près de Donrémy-la-pucelle, et Holly Glasgow (27 kg, 31 cm, née en 1960) qui nous a accueilli en croisière sur son vraquier, le Clarkspey, jusqu’à Rome.

les trois cloches

On se racontait nos histoires, tout ce qu’on avait pu entendre et surprendre comme secrets : la recette de l’Elixir du Père Gaucher que se transmettaient les mères supérieures, les parties de billes des récréations ou le retour à la France en 1918, les pirates au large de la Somalie et les senteurs des sacs remplis de badiane et de cannelle

Et puis, au retour, on a volé trop loin et on s’est pris le nuage : je te raconte pas l’acide sulfurique sur le bronze. On avait un son superbe toutes les trois, et maintenant on siffle comme des pipeaux de bergers.

Mais, honnêtement, je crois qu’on préfère encore voler dans la cendre volcanique plutôt que surprendre toutes ces saloperies qu’on a entendu chuchoter au Vatican ! avec des enfants…….!

 

cloche clarkspey

Le cargo Clarkspey d’où provient la cloche Glasgow

Voilà, ces histoires de cloches qui ont tant de secrets à murmurer me passionnent, mais c’est la quatrième que je rate sur ebay, pas dans mes prix et très disputées.  Alors je vous ai monté ce conte, pas pour enfants évidemment, même si il y en a dans ce conte……..

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Sinon, j’en ai bien plusieurs de cloches, mais ce sont des sonnailles de brebis, et une petite en bronze, de 700 g qui me murmure les histoires de la cour de ferme montagnarde du Mercantour, où j’allais en WE quand j’étais petit, avec le pas lent des 8 vaches, la Coquette (petite chienne de chasse), et la mule capricieuse et le blaireau qui venait voler les pommes de terre… Et quand on se jetait du haut du fenil dans le foin de la grange qu’on avait pas le droit et…..

J’espère vous avoir fait rêver et entendre à votre tour d’autres histoires de cloches.

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Pilou R09

Pilou, le renard
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histoires pour s’endormir

Mots-clé : le rituel de l’histoire pour les petits avant de dormir

Bon, allez ! on arrête, je vous lis la suite demain soir. Un poutou et dormez bien, Pelé et Cyrillusse !

histoire pour dormir

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tag poupée
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les biassa (les carniers les besaces)

Mots-clé : l’abus d’alcool est dangereux, à consommer avec modération

Je vous ai pas encore parlé des biassa (=carniers). Car, tous, en bandoulière sur leur tenue de chasse en velours brun foncé, en avaient une, sauf moi, lou pitcho, que j’avais que la besace que m’avait fait le Féraut, l’oncle Sébastien de Péone, mon parrain, dans un épais et ancien morceau de drap de chanvre bruni par les années passées à protéger le dos de la mule en sueur quand elle nous avait aidé à rentrer los barilhons de foin (=grosse boule de foin coincé dans un assemblage de corde formant un filet lâche et de deux pièces de bois, los tirant portant nos initiales) début juillet

attacher un barilhon

mulet chargé de deux barilhons de foin

Documentation : préparation et attache d’un barilhon et mule ou mulet chargé de deux barilhons de foin avec l’Odette

ou aller porter le bat de fumier sur la prairie de fauche début avril. Avec un restant de sangle de harnais solidement cousu sur cet épais tissu indéchirable cela me faisait une besace pour aller à l’école les six mois où on était obligé d’y aller. Dans cette besace un peu minable mais très solide, je serrais une bûche chaque matin, pour la maîtresse, mon quignon de pain et deux échalotes, deux figues et une de ses poires dures mais savoureuses que donnait en décembre le vieux poirier derrière l’aire (=surface dallée où on battait le blé avec le fléau ou en piétinant avec la vache) et qui se conservaient si bien tout l’hiver, posées dans le séchoir au dessus du fenil, étalées aux quatre coins barrés par une planche de méle (=mélèze)

L’odeur des pommes, de ces poires, des coings et des châtaignes, tombait dans le réduit qui nous servait de chambre à moi et Amédée, passant par les interstices des épaisses planches de mele disjointes formant le plafond de chez nous et le plancher de la fruitière. Des fois, un loir faisait la sarabande en septembre, avant qu’il n’y ait les fruits, et les chats, et alors de la poussière d’or dansait dans le rayon de soleil qui se glissait entre les grosses pierres du mur, où on n’avait pas trop forcé sur la chaux….

Ho ! Aimé, tu nous racontais les biasses et la tranche.

Vouaï, je me souviens maintenant, faut dire que j’ai plus toute ma tête et la Paule elle me dit que je rapiépiète un peu.

les nemrods

Alors voui, les biassa, ils étaient gonflés et pas comme ma besace où je serrais mon trésor : le couteau de berger du Firmin, avec la pointe cassée et les anneaux gravés sur le manche pour compter, le lance-pierres avec l’élastique en chambre à air de vélo, les deux billes de roulement à billes, la pépite de cuivre rouge natif que Sébastien il m’avait ramené de l’ancienne mine de Cerisier dans le Barrot à la Croix et le caillou de malachite (=minerai de cuivre vert vif) que j’avais trouvé dans le travers-banc du Pitaffe de quand ils avaient extrait de la propriété de l’Agathe Baylon,chez nos ennemis de Roure, 40 tonnes de minerai de cuivre qu’ils ont envoyé là haut, à Givet, à la Compagnie Française des Métaux en 1922… Ca en faisait du travail pour les hommes l’hiver…

mine de cuivre du Cerisier 1870

Documentation : Mine de cuivre du Cerisier vers 1870, abandonnée après 18881

Aiiimé ! Les biassa et la tranche !

Ah voui, les carniers, ben en plus des cols qu’on voyait dépasser de chacun, le Calixte Car et le Marcel Bellieud déballèrent le miou (=meilleur) d‘une poche latérale, avé un bouchon de liège, un bocal où des pruneaux fripés essayaient de se regonfler au marc, le jambon salé, les olives noires, les olives vertes cassées et le fromage de bique et puis l’apéritif au vin de sauge, romarin frais de Marie ou de la Bollinette, vin rosé, vin blanc, vin rouge, fiole de goutte et le traditionnel bouteillon de fine. .Entre les oucellous, les deux grosses miches cuites comme tous les quinze jours lors de notre tour à nous les Donadio, au four communal, et qu’on se les marquait avec la marque en buis, une croix dans un rond, avec un petit rond dans chaque quartier, comme nos campagnes autour du village, une dans chaque quartier de granges, une à Charelle, une à Lavalle, une aux Buisses (ho, mossieur Roux, pour pas faire parigot de Paris faut dire Buissèss) et celle du vallon de Falcoun où se passe l’histoire. Bref, la table était suffisemment garnie pour une ripaille à douze durant une semaine.

intérieur pour un repas de fête ou de chasse marque en buis pour le pain

Documentation : ripaille pour douze à Péone  et marque en buis pour le pain diam 4 cm

Avec son parler pointu de moustelle, Roux nous dit : dans ma carte, j’avais glissé çà, c’est du poiré (sorte de cidre de poire, assez apre)  de ma famille à Jumièges, où il nous reste un peu des vergers, et un peu de Calva à 94°, parce que le grand-père il a droit qu’à 100° mais il dit toujours qu’il a pas appris à compter et que peut-être bien que 70 bouteilles à 45° degrés, si on décompte la part des anges, ça fait 100° peut être pas, en tout cas celle là, comme les 69 autres il l’a faite à 94° comme ça même s’il s’en évapore un peu, on sent encore bien le goût, et jamais personne il est allé s’en plaindre aux contributions!

Donc, Fortuné, après avoir recompté cinq fois sur les doigts, aidé par le Calixte et le Marcel, vingt quatre rigous plus cinq grives, cela fait bien 30 oucellous, donc une tranche de pain  par oucellou, 30 tranches de pain à couper.

Mossieur Roux avait bien tenté de protester, mais Fortuné un peu enveriné (=énervé) l’avait rembarré « le parisien sentimental, ouste ! Au travail ! Il fait ce qu’on lui a dit de faire et en plus il va manier le bouffe (=soufflet pour le feu, équivalent du bouffadou cévenol ou auvergnat, mais que je n’ai jamais croisé dans le haut-pays, seulement de plus modernes soufflets bois et cuir)  

La suite de cette histoire dans le post « les tranches »

 

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Edit > Les habitants de Beuil dont on a un peu brulé les granges et violé les filles ya 400 ans, disent de nos hommes qu’il y en a de deux sortes : Ceux dont les bras sont trop courts pour pisser, et à l’inverse, ceux qu’ont pas besoin de se baisser pour se gratter sous les genoux, mais que des fois c’est à droite, des fois c’est à senestre ! (voir dessin de la photo des nemrods) D’après moi, il subsiste un litige entre les deux villages, lol

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tag histoires

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les rigaous

mots-clé : rouge-gorge, histoire du haut-pays

C’est une histoire du temps du père d’Aimé. Aimé Donadio est un vieux du village qui de plus en plus souvent commence à répiépier (=radoter. Tine et moi, il croit qu’on est de sa famille, et qu’il nous donné la grange de Laval alors qu’on a acheté à son gendre la campagne de l’Adrech de Charelle – prononcez adretche (=adret, versant exposé au sud) si vous voulez pas faire touriste – une campagne c’est une ou deux parcelles cultivables ou fauchables avec une grange à usage d’habitation temporaire). Mais il raconte aussi parfois.

En ce temps là, il fallait bien manger et on posait des pièges (je n’ai pas idée du type de piège : lèques ? gluaux ?… ou plus probablement à assommoir à pièces de bois et ficelles) pour choper les petits noiseaux : les grives à la passée en novembre, les piapias (=grives litornes) et d’autres petits passereaux en particulier les rigaous (=rouge-gorge). Bon, c’est pas politiquement correct, mais c’était comme çà.

histoire horrible poov petit rouge-gorge

Donc un jour, à la grange de la tête de Falcoun – il y niche toujours des couples de faucons pélerins – Fortuné, le père avait invité deux de ses amis pour les remercier de l’avoir aidé lou maï (=le mois de mai) précédent à poser les taules de mele (=planches de mélèze appelées bardeaux, avec deux rainures) sur le toit, ainsi que le pitchun (=le petit, ç. à d. Aimé quand il était petit), et Roux, versaillais au parler pointu comme une moustelle (=belette) venu pour chasser la lèbre blanca (=le blanchon, le lièvre variable qu’on chasse avant qu’il neige, en forêt, quand il est encore couleur beige, avec le chien).

Alors Fortuné avait sorti du carnier cinq belles oucelles (=oiseaux) : quatre cha-chas (=autre nom des grives litornes) flinguées à l’espère (=le soir en espérant la passée de la petite troupe d’oiseaux au vol) en deux jours et une draine piégée avec une baie de genièvre, dont, très fier, il avait ébouriffé les plumettes. Puis, fourrageant dans les poches cousues par l’Odette tout partout dans sa grosse veste de chasse en épais velours côtelé, il en sortit des grappes de rigaous (=rouge-gorge comme déjà dit, je répète pour les blondes) , 24 au total, liés entre eux par les pattes, qu’il jeta sur l’épaisse planche de mèle (=mélèze, bois imputrescible) de la table ou quatre coupelles étaient creusées pour manger la soupe.

En ce temps là, le quotidien du soir, c’était la soupe servie directement dans les écuelles creusées dans l’épaisseur de la table, dans lesquelles on faisait tremper les morceaux de pain coupés du pouce (=épais comme le pouce) avec le couteau de berger, et que selon la saison on épaississait d’une cuillère de farine de châtaigne ou d’épeautre (=blé vêtu, çàd avec des arêtes comme un épi d’orge, ancien d’altitude). Le restant de cette soupe étant réchauffée le matin avant de partir encore dans la nuit s’occuper des bêtes. Quand au midi, le plus souvent un quignon de pain sorti du sac de berger en bandoulière, grignoté avec un oignon, assis sur un talus ou un rocher, complété de deux figues sèches ou d’un petit morceau de tome enroulé dans une feuille de châtaigner et que l’on frottait de pebre d’aï (=poivre d’âne alias sarriette) qui poussait partout ou plus haut de serpolet (=sorte de thym d’altitude, plus doux).

- »J’ai calé (=disposé mes pièges en équilibre pour que le moindre mouvement d’un oiseau le déclenche)  mes quatre douzaines de pièges dans les graves (=éboulis) des clapettes, avec des aludes (=reines vierges ailées de fourmis sortant par milliers les après-midis lourds, pour les essaimages de fin d’été) qui me restaient du gros orage d’août : cela va en faire quatre chacun.

Le Roux, à la vue des plumes rouges de la gorge, avait lancé « quel dommage !« , vite arrêté par Fortuné « pas de sentiment déplacé, sount es pas des frema ! (=on est pas des femmes, des femmelettes)« 

« Allez toi le Calixte Car, tu les plumes et les enfiles sur les baguettes, la grosse au mileu, les rigaous aux extrémités, le pitcho va leur bruler le duvet sur un fagot de gineste (=genêt cendré) et toi le Marcel Bellieud, de l’ongle du pouce tu les vides du cul en appuyant sur le ventre et tu les bardes de lard ces oucellous, moi j’écrase les grains de genièvre avec l’ail et l’aygardin (=eau de vie de prune sauvage acide) dans lo mortier ave lo pion (=le mortier avec le pilon) pour préparer les tranches.

rouge-gorge R Hainard

Documentation : Rouge-gorge. Dessin de Robert Hainard 1951 .

Vous remarquerez, que je reste fidèle à mes habitudes d’illustration : je reprends un artiste animalier déjà présent dans les pages du blog, Robert Hainard, cette fois avec un dessin de rouge-gorge. Et je vous mets dessous deux autres illustrations, mais en aquarelle cette fois, vous présentant un autre artiste animalier.

blanchon M Bos

Documentation : Blanchon en hiver, aquarelle de Martial Bos

grive litorne M Bos

Documentation : Grive litorne en hiver, aquarelle de Martial Bos.

J’adore le travail de Martial Bos, que j’ai découvert il y a une dizaine d’années, artiste naturaliste animalier peu prolifique, spécialisé sur le Mercantour, dont je préfère, et Tine aussi, les sculptures bois. Lui préfère travailler la pierre. Mais nous regrettons toujours le troglodyte qui était en vente à la Maison du Parc, et que nous avons trop hésité, l’expo n’a pas été prolongée. Grrr !

La suite de ce repas de chasse avec les tranches

Bon j’esseplique : on fait pas forcément pire en environnement qu’au « bon vieux temps ». Faudrait pas voir à culpabiliser.

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