Archives pour la catégorie Mariuss djeun

orpailleur en Normandie en 1985

Mots-clé : la fièvre de l’Or derechef, mariuss djeun mince et svelte

Poursuivant mon recyclage de vieux dessins retrouvés dans mes anciens polys des cours de géologie pour mes élèves de quatrième, prenant la suite de l’orpaillage à la maison de la radio à Paris, j’ai envoyé mes élèves de Neuilly dans leurs fermettes normandes vers l’or sauvage le plus proche, quitte à annexer une partie de la Bretagne puisque le mont St Mich’ est déjà normand, autant pas s’arrêter en si bon chemin…

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Dans la foulée, je constate que les grandes lignes caractéristiques de mes dessins étaient déjà là. En clair et autrement dit, j’ai pas progressé en 25 ans ! Mecontent

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J’ai vu chez Cilou sur la carte du bonheur au Népal, ils sont moyens heureux…. Donc ya pas besoin d’aller les aider !

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 Suite

Le retour au calendrier de l’Après et la ronde des bizoux, dès que j’ai dégagé un peu de temps pour dessiner.

Page précédente avec Orpailleur à Paris

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orpailleur à Paris en 1985

Mots-clé : la fièvre de l’Or, mariuss djeun mince et svelte

Allez, je recycle un peu, en classant des vieux papiers je suis retombé sur ces vieux dessins qui servaient à illustrer mes polys en 1985, lol. J’avais découvert la technique de l’orpaillage dans l’Ariège et les Hautes-Alpes près de l’abbaye de Boscodon et je cherchais à réinvestir cela dans mes cours de géologie avec mes élèves de quatrième quand j’ai pu leur monter une recherche d’or en sortie pédagogique dans Paris intra-muros. Inespéré. Chaque élève de ma classe est reparti avec une paillette de poussière d’or véritable après avoir manié la bâtée…

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 C ‘est notre humanitaire qu’a eu la fève (avec la galette)

marius :  » c’est donc le roi ? »

Tine :  » voui, le Roi… Je sais pas de quoi mais le Roi….. » 

(PS : ce dimanche matin je mets le Roi au TGV)
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Suite
Le retour au calendrier de l’Après et la ronde des bizoux, dès que j’ai dégagé un peu de temps pour dessiner.
Page précédente avec notre mariée toute belle, Lulu

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Deus omnipotens Créauit Sexdielus Celum & terrum

Mots-clé : 1666, Jean Despautère, Gabriel du Préau, grammaire

Vous savez déjà comme j’aime les vieux machins et autres trucs de notre patrimoine, tant artistique que plus commun, quotidien même. Et cela ne tient pas à mon âge, car déjà, il y a moultes années, avec Tine, le Nowelle précédant notre mariage, nous étions tombés sur une mine de vieux trucs et machins dans un hameau écroulé, complètement abandonné sauf à servir de remise pour la nuit pour les brebis d’un vieux berger italien très ours, que l’on apercevait fuyant les contacts lors des estives sur l’alpage de ce qui ne deviendra le Parc du Mercantour que plusieurs années plus tard. Un beau pétrin, trop lourd pour être transporté, puisque ce hameau oublié de tous, à mauvaise réputation pour on ne sait quelle raison (pendu ? vieil original un peu mécréant ? avalanche ? dont les gens du coin n’ont jamais voulu parler) se situait en cul de sac au pied de la montagne d’Aspre, à 1500 m d’altitude, accessible par un unique chemin beau mais pentu, nécessitant 2h30 de marche.

hameau oublié Aspre

Nous l’y avions trouvé, coincé sous un pan de mur éboulé, dans une ancienne énorme maison d’habitation écroulée, de trois étages, dont la facade disparue laissait voir les pièces béantes, abandonnées brutalement depuis peut-être trente ans, avec tout en place : nappes, vaisselle, journaux, calendrier au mur, photo des aieux, casseroles encore sales, vêtements pliés dans les niches servant de rangement, le tout mangé par trente hivers de neige s’accumulant de janvier à fin avril, puisque le toit n’était plus qu’une passoire, les planchers aussi, rendant la visite fort dangereuse, même si à l’époque j’étais plus mince. Il restait un magnifique placard mural avec quatre portes en mélèze sculptées au couteau (qui ont néanmoins été emportées par un brocanteur, comme il en traînait souvent, entre Nowelle et Pâques).

Jonchant les prés de fauche abandonnés tout autour, il y avait quelques ruches façon brusc (=tronc d’arbre évidé avec une pierre plate dessus), un moule à fromage, deux paniers tressés et des livres reliés en cuir, détrempés, sous un bardeau (planche de mélèze pour les toits).

les deux livres 1711 et 1666

Ce sont ces deux livres que j’ai rapporté. L’un a sa page de garde manquante, mais il est probablement presque aussi vieux  que celui que je vous présente ci dessous qui date du 8 novembre 1666.

J’ai mis longtemps à reconstituer l’histoire probable de ces livres. Ils étaient manifestement passés de main en main, servant à apprendre à lire aux gamins du hameau du temps où celui ci avait suffisamment de marmaille pour que l’on engage pour six mois une institutrice, qui faisait les six mois suivants dans un autre hameau de la vallée puis revenait l’année d’après. On voyait encore en étage, inaccessible, pendu au dessus du vide, les tables de la salle de classe improvisée avec un tableau noir, simple grosse dalle d’ardoise gris clair informe, et une carte pendouillante au mur.

Ces deux livres ont donc permis à des générations d’écolier à lire et à écrire : Joseph Raynaud, T. Mons, Félix Rainiaud, JanLouis ???, et « celui qui le rapportera pas à son maître, le diable se lenportera« 

grammaire 2

Voilà, c’est donc un ouvrage de Grammaire française avec privilège du Roy scellé du grand sceau de cire jaune pour 7 ans, imprimé en 1666 à Lyon avec un advertissement aux escoliers François? C’eft à vous à y prendre garde, & pour voftre avancement, & pour voftre falut. Adieu.

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Vous y noterez le joli dessin de l’évêque tenant un ciboire, réalisé à la plume avant 1743.

L’autre livre, à gauche sur la photo du haut, avec sa couverture en meilleur état, probablement imprimé le 16 septembre 1711, relate des lettres de Monsieur de Nifmes, dit aussi Monsieur de Fléchier, évêque de Nifmes, à diverses comtesses, desmoiselles et autres soeurs religieuses, ou colonels de dragons, ainsi que diverses relations de prophétesses et révoltes en Vivarais et naufrages sur le Rhône (Il semble avoir existé un tome 2).

Sympa, no ? C’est le plus vieux livre que j’ai jamais vu pour de vrai, et il est dans mon bureau. Pas de petites satisfactions, et mes chevilles, ça va.

Ah oui, chez nous en 1666, il ne semble pas sêtre passé de trucs mémorables, au vu de mon sondage sur le net, par contre c’est la date du grand incendie de Londres. C’est au milieu de Louis XIV, et Mazarin est mort depuis 5 ans, on a foutu la pile aux Iroquois pour pouvoir fonder Québec en nouvelle-France, et on est en train de se remettre sur la gueule avec les anglais, l’Académie des Sciences débute, le port de Cette (=Sète) aussi, et l’édit du canal de l’entre-deux-mers est enfin signé.

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Ceci dit, j’ai besoin d’une idée qui tue ou qui décoiffe pour mon blog et je trouve pas du tout, grrrr.

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Une page en cours de réalisation, qui va continuer à s’organiser : Mon musée à moi

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Trois jours en alpage 7 la gourance

Mots-clé : innocence, sifflote, pas moi

Résumé : on a vu un Ovni, trouvé un vieux fusil, fait les kons en faisant rouler des pierres. Puis nous avons mangé du mou et fumé des aiguilles de mélèze, découvert en pionnier le canyoning, nous nous sommes un peu perdus dans le noir et avons dormi dans un cimetière. C’est maintenant la dernière journée de notre ballade, nous quittons l’alpage pour redescendre sur le moyen-pays.

L’avantage de toutes ces croix vermoulues en bois , c’est qu’on a pu étendre le double toit dessus pour qu’il sèche sa rosée (à l’époque nous n’avions que des canadiennes en coton, même s’il existait déjà des tentes en sorte de polyester ou nylon épais, étanches, donc sur lesquelles l’eau glissait mais imperméables aussi à l’air donc super condensation à l’intérieur sur les duvets – on ne parlait pas encore de déperlant et de respirant – mais c’était que de petites tentes légères-sarcophages de bivouac sur vire rocheuse d’altitude pour alpinistes). On n’utilisa pas les croix tarabiscotées en ferraille becose la rouille qui nous aurait taché le tissu. Et par terre, sans aération cela aurait doublé le temps de séchage.

 

Bref, nos sacs au dos, nous rejoignons le village de la Croix-sur-Roudoule, où un superbe parapet nous accueille pour prendre le temps d’un petit dèje près de la civilisation puisqu’il y a un coq et un chien hirsute avec un collier.

Juste sous le panneau avec le nom du village.

Ce panneau avec le nom du village constitue d’ailleurs un dossier plus ou moins confortable pour l’un d’entre nous, moi en l’ocurrence, à condition de mettre les jambes dans le vide, assis sur le large parapet en pierre de taille.

Le nom du villag.. %$#*@€ !

 auvare2 par

- » Waïïïï, t’es un vrai kon Mariuss, t’as vu où on est ?

- » Quoi où on est ? Pourquoi tu m’agresses Big ? On est à l’entrée de la Croix-sur-Roudoule, là où on devait coucher et si je vous avais pas arrêté, à cette heure-ci vous ressembleriez à…

Euh… Z’avez-vu la jolie vue qu’on a d’ici, à Auvare, héhé, qui veut une autre tartine ?, de la confiote ? Tu reprendras bien un peu de thé, non ?… Purée, z’êtes injuste les mecs, c’est pas si loin que çà, on aurait pu se gourer plus, pis chaque fois on a pris la décision d’aller à gauche ou à droite tous les trois ensemble, non ?

- » Le problème c’est que le topographe et la carte c’est toi, c’est toi qu’as pondu l’itinéraire !Alors maintenant tu te débrouilles !

gourance carte IGN

- » Quoi, je me débrouille ? Vous voulez pas que j’appelle un taxi pour rejoindre la Croix-sur-Roudoule, non ? Pis d’abord, ya surement pas de cabine dans ce bled et même si y avait une cabine téléphonique, je vous rappelle qu’on a plus un seul franc, on a tout passé pour la brillante idée de Mossieur Big avec le coup du mou, qu’il peut pas se passer de barbaque une journée ! Pis si Mossieur Barrette, au lieu de reconstituer ses réserves de « tabac spécial », il avait acheté la boite de corned-beef de secours comme on lui avait demandé… Egoïstes !

- »Nul en carto !

……..

……..

longue bouderie de 3 minutes

.……..

………

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- » Ho les mecs z’avez-vu, c’est le paumé d’Auvare avec sa branche qu’on a vu hier, aux granges d’Auvare ! Pas rapide !

- » WaïïïÏ, paumé, comme nous ! Ah ah ah !

- » Hihihi !

- » Houaf, ouaf ouaf !

Fin de la brouille.

Auvare, vieille CP 

Documentation : Auvare

Que vont faire nos jeunes amis maintenant ? Vous le saurez en lisant la suite à venir : 8 Choucroute

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tag ballade

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Trois jours en alpage 6 nuit noire

Mots-clé : pas de lumière, nuit, pas facile, 300

Edit > vous êtes en train de lire ma 300° page du blog. Et c’est Marie qui l’a inauguré cette nuit.

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Résumé : Nous avons laissé nos trois jeunes, sur un chemin perdu au revers sud-ouest du Dôme du Barrot, en pleine nuit nuageuse, avec seulement la dernière de leurs trois lampes de poche en état.

« Nous utilisions maintenant la torche de Big. Ah, la torche de Big ! Un monument sa torche ! Il l’avait bricolé pour y voir. Elle portait son cercle à plus de 200 mètres. A partir d’une torche classique à deux grosses piles rondes, il avait mis une ampoule de phare de moto, fait une rallonge pour le tube dans lequel il logeait six grosses piles. Non seulement cela éclairait mieux que certains phares de voiture de l’époque, mais sa durée de vie dépassait une heure dans les grottes. En plus, ce qui ne gachait rien, c’était une arme redoutable propre à estourbir un cochon sauvage en Corse (comme nous l’avions testé l’été précédent en forêt de Calacuccia lorsqu’ils s’en étaient pris à nos réserves de porridge).

Mais même les outils les plus performants ont leur limite. Et bientôt la fameuse torche de Big rendit l’âme à son tour. Du coup, hormis briquet  et bougie dans l’enveloppe de secours avec le billet de 100 francs et nos allumettes (italiennes, celles qui s’allument même mouillées, même en grattant sur une simple pierre, interdites en France comme il se doit) nous étions dans la nuit noire. Big avait bien un stylo lance-fusées avec trois cartouches et trois fusées, mais cela aussi c’était en cas de vrai pépin tout comme le petit feu de Bengale.

Bon, nous n’étions pas trois jeunes ados qu’un peu de nuit noire allait arrêter, mais par contre nous aurions bien aimé savoir où nous étions. Faut dire qu’à cette époque la montagne était vraiment déserte : à part le berger, la boulangère et le boucher de la veille, cela faisait 48 heures que nous avions croisé dégun (= personne en Niçois), si ce n’est le paumé d’Auvare, probablement un berger transportant une grosse branche aperçu dans l’aprème, de loin, lorsque nous étions au dessus des granges d’Auvare.

Marnes de laRoudoule

Autour de la Croix sur Roudoule. Cliché du blog de Wilfried

On peut pas dire qu’on était perdu, néanmoins nous n’étions pas sûrs à 100 % d’être sur le bon chemin, encore que ce soit fort probable, nos trois boussoles (des Recta, les autres, à cette époque, c’était de la mierda) nous avaient indiqué, juste avant la fin de la lampe torche, que nous progressions globalement dans la bonne direction.

Le fait, de ne plus être éblouis par la lumière de la torche, nous avait rendu notre vision nocturne au bout de 20 minutes d’obscurité. Et, là, je me suis rendu compte que le chemin était pâle et non plus sombre, donc nous étions sortis des roches rouges, nous étions soit sur l’auréole triasique autour du Barrot soit même sur les marnouilles calcaires, mais je savais maintenant à peu près où. Purée, on avait vachement traîné, la Croix-sur-Roudoule était plus loin que ce que nous pensions, et même si des trouées entre les nuages apparaissaient sur l’ouest, la lune au sud ne se montrait pas, ce qui rendait la marche nocturne pas facile et surtout lente. Nous nous fixons une limite : encore une heure, puis on cherche un coin pour bivouaquer, juste avec le double toit monté sur un seul mat bambou.

Pieds qui butent dans tous les cailloux, pierres qui partent sous notre pas, jurons divers mais assez peu variés tout compte fait, rythment notre lente marche, ponctuée d’arrêts sucre et pruneaux secs, car nous commençons à fatiguer. De plus, le premier de notre file (celui en tête change souvent) s’arrête à tout bout de champ, car il nous arrive de paumer le sentier ou de ne plus savoir si nous sommes toujours dessus.

Et depuis quelques temps, nous trouvons que les grillons, criquets et sauterelles font beaucoup de bruit avec leur cricri nocturne. Toutes ces stridulations forment un concert extraordinaire. Mais il y en a un (une ?) qui fait un raffut du diable. Jusqu’au moment où Big est heurté par une grosse bête en plein front qui rebondit sur ma casquette.

Ca, on connaît, c’est soit un rhinocéros…

Quoi, il radote le mariuss ? Mais non, pas un truc de la savane de trois tonnes, non, juste un gros insecte du sud, genre scarabée, d’environ cinq centimètres de long, d’une jolie couleur acajou verni, avec une longue corne de presque un centimètre sur la tête et qui vole lentement avec un bruit d’hélicoptère.

Donc, un rhinocéros ou bien un capricorne du chêne, deux longues antennes de 10 cm, tout brun-noir. Profitant d’un répit de non-usage, notre torche nous redonne cinq secondes de lumière faible et jaunâtre pour observer le bestiau qui s’agite au sol sur le dos : jamais vu ! Un monstre issu du croisement d’un criquet géant de 12 cm et d’une taupe donc il possède les pattes en pelles fouisseuses (=pour creuser). Une taupe-grillon ou courtilière.

courtilière RM

Documentation : Courtilière Aquarelle de René Michaud

Ce sont donc ces courtilières qui font ce cri-cri d’enfer dans leur terrier en Y dont les deux galeries font caisse de résonance, faisant porter le son, très fort, très loin. Sympa, mais on peut pas explorer les prés de trop près en pleine nuit noire. Alors on repart. Purée, le fusil commence à devenir lourd et Barrette parle de bazarder son crâne de bélier.

Soudain, un coassement ! de l’eau ! Sur une croupe ?…..!

D’un coup, les nuages se déchirent au sud, et même si la lune n’est pas visible, sa lueur nous éclaire le sol et le chemin. Chemin qui chemine entre deux murets de pierre. On se rapproche de la civilisation. Je suis en tête et j’avance très doucement car l’ombre du muret de gauche me cache le chemin.

- »C’est pas trop tôt qu’on y voit un peu, car, il a une sale gueule ce chemin, je me demande si tout à l’heure on aurait pas du prendre sur la dr…… Mierd ! de l’eau, cela brille devant. Stop ! poussez pas j’ai déjà un pied dans la flaque ! Dites, c’est quoi ce bordel de chemin qui  - là je me baisse pour mieux voir le reflet de l’eau -

Hé ! c’est plein d’eau sur 20 mètres et avec les deux murs on peut pas éviter. Doit y avoir une source ou un suintement, mais ça fait beaucoup d’eau quand même. Bon, demi-tour, on revient au carrefour à 20 mètres et on se pose pour la nuit, cela devient trop merdique. Pis les nuages qui se sont referm Aïe dans quoi je me suis tapé, purée ya des barrières ou des piquets, c’est un champ.

nuit noire

Ouais mais c’est plat, là où je suis, dit Big, entre les trois trucs là, les poteaux,  on peut poser le double-toit. Je m’en occupe sortez vos duvets, on va étaler la tente à plat comme tapis de sol.

Moins de cinq minutes plus tard, silence total, tout le monde dormait à poings fermés.

 

Cocoricoooo !

village Croix/roudoule

Photo du village de la Croix sur Roudoule cliché SismodesEcoles 06

Un coq ! Purée 8 h47 ! Mais c’est le village ! Hé les mecs, Big ! Barrette ! on est à pas 50 mètres du villag……………

……………………….

……………………….

Tu vois ce que je vois ?

Mgnnn ? hein ? JE DOOORS ! foutez-moi la paix !

On est au milieu du cimetière ! Les poteaux c’étaient des croix, les barrières les grilles autour des vieilles tombes ! Pis, ya plein de bouts de vieux os par terre et même une dent là, regarde la moitié des croix est renversée, c’est plein de mauvaises herbes. Eudoxie 1865-1899. Et là ! Donadio Constance, Donadio Fortuné, waïïï les noms !

Purée, on a dormi dans un cimetière ! sur une vieille tombe…

Eh, les mecs ! Viendez-voir votre chemin !

Mierd ! C’était pas un chemin entre deux murs ! Pis t’as vu la couleur bleu-vert, blaaah! Qu’estce que c’est ? Ben j’ai l’impression que c’est du sulfate de cuivre mélangé à du purin s’écoulant du tas las-bas. Mais pourquoi sur le chemin ? T’as pas compris ? C’est pas un chemin je te dis, c’est un corridor à désinfecter les brebis, on les force à traverser le bain de sulfate dans lequel elles ont plus que le museau qui dépasse. Je crois qu’il font ça, avant de les faire transhumer en alpage.

N’empêche, dormir sur les mémés d’avant quatorze, dans un cimetière, on voudra jamais nous croire. Bon, si ça vous fait rien on va petit déjeuner dans un coin plus gai.

Qu’arrivera-t-il à nos trois jeunes lors de cette troisième journée de rando à venir ?

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Edit > J’aime pas halloween, cela ne fait pas partie de notre patrimoine, mais ya quelques jours, sur tous les blogs consultés, halloween, halloween. Fallait donc que je trouve dans mes souvenirs un truc racontable lié à cette thématique. C’est cette histoire de cimetière. Même si le temps de raconter toute l’histoire, halloween est passé depuis une bonne semaine. en fait cette randonnée n’a pas eu lieu aux vacances de Toussaint 1967, mais en juin 1967, la nuit tombait donc vers 22 heures.
en prime un tour « Randoxygène »,  vous savez,  avec Arnica et son sac à dos !

ou bien le blog de Wilfried Bartsch

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Trois jours en alpage 5 canyoning avant l’heure

Mots-clé :roches rouges, Colorado niçois, canyon

Après ce repas vespéral, au cours duquel on a bien rigolé, vint, dans le sous-bois clair à l’herbe douce et fine, une nuit calme où nos aventuriers en écrasèrent un max, terrassés par leur longue journée de marche.

Le réveil plutôt tardif, vers 8h30 mais sans avoir besoin d’attendre que le double-toit de la tente sèche, puisqu’en sous-bois pas de rosée, fut suivi par le classique petit déj thé hypersucré + tartines de 7 lieues avec 250g de beurre et 400 de confiture de fraise. Refuelage des gourdes en Antésite avec l’eau fraiche du dernier point d’eau avant le soir et début d’une longue transversale dans cet hubac clair de mélézin où tous les chemins avaient disparu, bouffés par les pistes de ski.

Jusqu’au point le plus haut, par la Croix du Sapet, puis la Tête du Sapet, point d’arrivée du télésiège, dont le cable avait été déposé pour maintenance. A partir de là, il faut suivre une piste d’exploitation forestière à plat, en crête ou juste en dessous, qui épouse tous les plis de cet ensemble de croupes couvertes de mélèzes. A 15 h nous abandonnons la piste vers le col du Raton, pour un chemin qui descend au dessus des granges d’Auvare, dans les roches rouges friables du Dôme du Barrot. Que nous contournons par la baisse du Barrot. Il y a là un passage délicat : avant le col de Crous, la carte indique que notre chemin se perd bientôt ou file sur Auvare, et pour bien faire il faudrait couper tout droit dans la pente pour perdre environ 300 m d’altitude et retomber sur un petit chemin semble-t-il bien tracé qui est parallèle au notre et nous amènerait à la Croix-sur-Roudoule, notre étape.

Mais ce qui sur la carte nous semblait déjà rock’nroll au vu de la topographie montrant plein de corniches rocheuses à franchir, s’avère sur le terrain, tel que mes faibles connaissances de géologue (j’étais déjà un kador en géol et en carto) l’intuitaient, une vraie mierde : Ces pélites (marnouilles) rouges se délitent en frites, c’est une roche complètement pourrie qui part sous le pied, et sous nos pas, la pente s’accentue pour finir en profondes gorges rouges, façon gorges du Verdon mais rouges et friables. Un peu plus au nord-ouest, ces gorges de Daluis sont parfois appelées le Colorado niçois, c’est superbe, mais tenter de descendre de 300 m la-dedans vers un hypothétique chemin inutilisé depuis 40 ans puisque son début se perd sur la carte, venant de nulle part, alors que nous ne sommes pas sûrs de notre position (il n’y avait à l’époque ni panneaux indicateurs, ni balises, ni marques de chemin) cela risque de nous faire déboucher au sommet d’une vire pourrie glissante et traitre surmontant un à-pic de 500 m d’après la carte, si nous ne sommes pas au bon endroit. Nous repoussons donc le moment de couper dans le sens de la pente, mais au fur et à mesure de notre avance, la carte nous indique que les deux chemins divergent et la pente moyenne s’accentue tandis que les barres rocheuses deviennent plus hautes, plus nombreuses et continues. Il n’est plus temps de tergiverser, au prochain talweg, on se lance.

 vue Clue d'Amen

cette photo actuelle a été prise sur un blog de rando.

Le problème c’est que ce micro-vallon raviné (et sec) est coupé tous les 10 mètres d’un banc rocheux de pélites plus dures, formant une micro falaise de 70 cm à 2 mètres, qu’il faut franchir en sautant dans le vide pour les plus petites ou se laissant tomber. Heureusement souvent, au pied lors des orages, l’oued sec doit se transformer en torrent en crue, charriant sables et graviers qui s’accumulent en bancs au pied des chutes d’eau – à sec à ce moment de l’année. La réception est donc amortie lors de nos sauts.

Mais bientôt, les sauts atteignent trois mètres, et avec nos sacs qui pèsent encore 20 kilos, nous souffrons. Un essai visant à envoyer d’abord le sac de Barrette, se traduit par un sac explosé ayant répandu tout son contenu, une lamme de poche cassée et une pipe explosée. On oublie. Donc à chaque marche de géant, on pose les sacs, on les attache à nos dix mètres de corde d’escalade de 12 mm, Big saute à vide, on lui descend le premier sac, il le détache, on lui descend le second sac et ainsi de suite, puis on saute les 3 mètres, on remet les sacs sur le dos, on descend de 15 mètres et on recommence pour la marche de géant suivante. Sauf que maintenant les sauts font trois mètres cinquante puis quatre mètres et même une fois cinq mètres environ. Et toujours pas de chemin ! Vous voyez qu’on se soit gouré et qu’il faille remonter ? Sans compter que cela fait deux heures qu’on fait les kons pour avoir descendu peut être 250 m. Déjà le soleil est couché.

sauts dans canyon

Et puis après une marche géante que nous ne pouvons pas sauter ( 7 mètres ?), descendue grâce à la corde pour les deux premiers et comme j’ai pu pour moi en dernier, car la corde est trop courte pour l’attacher en double puis la faire glisser, pis l’attacher à quoi dans ces roches rouges pourries et nues ?

Et, là, qu’on a manqué la rater car il commence à faire sombre, pis effacé par les crues torrentielles dans le fond du talweg, une sente imperceptible qui tient plus de la coulée du blaireau ou du passage de chasseur, mais bien horizontale à flanc.

Seulement il commençait à faire très sombre, entre chien et loup. Bien que crevés, on ne pouvait pas dormir dans cette pente. Donc, en avant sac au dos pour essayer d’atteindre notre étape, ce qui en temps normal nous aurait pris deux petites heures.

Mais, là, avec la nuit presque tombée sur ce chemin en corniche de 20 cm de large et friable, dans les roches rouges qui là apparaissaient presque noires, bonjour la progression.

Toutefois, au bout d’un moment de l’herbe apparut et nous rejoinmes des croupes plus douces où la pente ne devait pas dépasser 40 degrés et la sente de chasseur s’élargit, permettant enfin de poser les deux pieds côte à côte. Mais de nuit, plus difficile d’apprécier les distances, de prendre des points de repères dans le paysage. Oh, bien sûr, allez vous me dire, t’es un lendemain de lune bien gibbeuse, donc c’est plus ou moins pleine lune, vous devriez y voir comme en plein jour.

Quedalle ! Le ciel s’était couvert dans l’aprème et la nébulosité devait avoisiner les 90%. Au bout d’un moment il a bien fallu se résigner à allumer une lampe de poche. Une seule, pour tripler le temps d’usage. Au vu des piles de l’époque, ma lampe de poche  nous a lâché au bout de 30 minutes. Celle de Barrette, n’a guère duré plus, et ce chemin interminable qui sinuait. Sans compter que c’était peut-être oas le bon, et qu’on pouvait marcher longtemps comme cela. Dans le dome du Barrot, granges et villages sont rares.

 

Nos trois jeunes s’en sortiront-ils ? Vous le saurez dans le prochain épisode.

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Trois jours en alpage 4 en manque !

Mots-clé : disette, famine, expériences intéressantes

Résumé : on a vu un Ovni, trouvé un vieux fusil, fait les kons en faisant rouler des pierres. Voici donc la fin de la deuxième journée d’alpage.

Passé le col de l’Espaul, là où s’enfonce dans le mélézin (futaie de mélèzes) un court chemin qui rejoint le lac des grenouilles, nous sommes presque arrivés à Valberg, seul point de civilisation dans notre randonnée. Enfin, quand je dis presque, il nous reste encore bien presque une heure de marche, or, pas question de traîner si nous voulons nous pointer avant la fermeture des magasins de bouffe : il nous faut impérativement du pain et puis de la viande et du tabac.

lac des grenouilles

Le Lac des Grenouilles en 2004 et au fond à droite le mélézin de Valberg où se déroule cette étape culinaire

Seulement malins comme nous l’étions, nous avions bien des sous mais pour le billet d’autorail du retour, pas pour les courses. Une fois le pain acheté, deux doubles boules de campagne (vous savez, le bon qui se conservait 6 jours et que plus personne ne sait faire maintenant, je vous l’ai déjà dit) en fouillant nos poches nous réunissons à nous trois 2 francs 17 (soit environ 30 centimes d’euro), donc déjà, adieu le tabac. Purée je sens que ça va être dur…

Je ne me souviens plus où se situait le dépôt de pain – déjà on a eu du bol qu’il y en ait eu encore à cette heure là, encore que j’ai vaguement dans le souvenir qu’on avait réservé de Nice le pain par téléphone, quoique je suis pas certain que cela soit lors de cette rando là. En tout cas, c’était une habitude que nous avions lorsque nous préparions nos périples : prévoir les points de ravito, réserver ou aller déposer en un lieu accessible des rations. Ya pas de raison pour que cette fois là on ait fait de manière inhabituelle, mais c’est vieux et je ne m’en souviens pas.

Par contre je me souviens bien de la petite boucherie, juste à côté de l’énorme bazar-souvenirs avec les bouteilles de liqueur de framboises, les marmottes en plastique duveteux, les chalets en bois tirelires peints avec des gentianes bleues, les piolets de nains croisés de skis et les faux bâtons de berger en bois gravés d’édelweiss, qui y en a même pas des édelweiss autour de Valberg. Ah, oui, et les cartes postales humoristiques douteuses du beauf qui bave devant une pétasse les seins en avant avec comme légende « je monterai bien sur ces deux collines ». Qu’est ce qu’on rigole !

En fait, on avait bien encore des sous, mais dans une enveloppe de secours, à laquelle nous n’aurions touché qu’en cas de vrai pépin.

Nous voici donc tous les trois chez le boucher, avec nos deux francs quinze (on avait paumé les deux centimes, bonjour les guignols !

- »Qu’est ce qu’on peut avoir comme viande pour trois avec deux francs quinze ?

- »Pour trois ? Avec deux francs quinze ?

Énorme silence.

- »Deux francs quinze ?… Ben ya çà, là…

- »le foie rose ? – froncement de nez des trois totos, becose le foie… -

- »C’est pas du foie.

- »ah, et c’est quoi ?

- »Du mou.

- »Du quoi ?

- »Du mou.

- »…???…

- »Du mou, pour les chats, mais ça se mange, c’est même bon disent certains. Faut faire à la poêle…

Une heure plus tard, dans le mélézin, devant la tente, notre couvercle de gamate servant de poêle, les 700 g de mou, difficilement découpés à la machette sur une souche, pour faire trois steaks épais, étaient joyeusement en train d’attacher, pendant que nous bourrions nos pipes avec un subtil mélange de fond de tabac, de thé à la menthe extrait de plusieurs sachets de notre provision de thé du petit-déj, et d’aiguilles de mélèze bien sèches.

 fumer le mélèze

Eh bien je sais pas si c’est d’avoir fumé les aiguilles de mélèze-thé à la menthe avant, ou si c’est inhérent au mou lui même, mais c’est un diner qu’est pas très bien passé. Pis c’est kon comme nom le mou, une fois cuit on a l’impression de manger les caoutchoucs des bocaux de conserve Le Parfait, c’est dur comme tout et impossible à mâcher.

 

Les légumes ? Ben, on peut pas dire que ça au moins on avait. On n’en avait pas. Alors on a recherché partout dans les prés ces gros chardons ras du sol, ceux qui donnent une énorme fleur sèche que les bergers clouaient sur les portes des granges pour porter bonheur, les carlines. Lorsqu’on trouve une de ces fleurs encore en bouton, il suffit à l’Opinel de la couper à la base dans le sol, de la débarrasser, moyennant jouissance des doigts, de tous ses piquants, de virer les poils du dessus et de ne garder que le fond d’artichaut (c’est de la même famille). Cela se mange cru un peu comme les petits artichauts de  Nice à la croque au sel, et c’est presque aussi bon ces chardons, avec un petit goût de noisette, gniam ! On en a mangé quatre dont deux très gros. Bon, on avait pas d’huile, juste du sel, mais au moins cela nous a fait oublier l’absence de saveur du steak de mou.

En fait, on a bouffé hachement équilibré : on a fait chauffer la soupe de cerf écossais, mais je crois que je l’ai déjà dit dans une réponse à un comm’; n’ayant pas lu le mode d’emploi, on a fait chauffer la soupe de cerf brute de boite, alors qu’il fallait rajouter deux fois son volume d’eau. Résultat une sorte de daube bien trop salée, presque immangeable.

Ce fut un diner mémorable.

(à suivre)

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Trois jours en alpage 3 énorme bêtise

Mots-clé : irresponsable, jeune, chûte de pierre, pente

Après ce long moment plat des pâturages des Portes de Longon, vint la descente un peu ébouleuse, sur l’ancien hameau de granges de Vignols : un presque village d’environ 100 granges quasi toutes abandonnées et ruinées sauf les plus proches de la chapelle Ste Madeleine. On entendait le bruit d’une bétonneuse (le son porte loin en montant en montagne) et il se disait que 2 ou 3 fous belges ou monégasques (de Monaco) avaient racheté tout le hameau pour le restaurer, malgré l’absence de chemin carrossable, hormis une mauvaise piste de 10 km ouverte aux seules vraies jeeps et encore. Notre itinéraire, qui empruntait à cet endroit le sentier de Grande Randonnée GR5 de Nice à la Hollande, évitait les granges proprement dites, qui ne nous intéressaient donc pas. Encore que si on nous en avait cédé une pour pas cher on aurait été intéressé pour la retaper, paumées commes elles l’étaient (à l’époque les villages de la Tinée et ceux du Cians n’étaient pas encore reliés entre eux par la route)

Vignols Balma

Le hameau de Vignols en 2007 et la Balma di Fiero vus depuis le GR5

Qui aurait pu penser que 38 ans plus tard nous sommes passés à deux doigts de nous décider à en racheter une intacte de ces granges, Tine et moi, arrêtés seulement par la tâtillone bureaucratie protectrice de la zone centrale du Parc National qui obligeait à creuser pour les canalisations à plus de deux mètres de profondeur par une entreprise agréée. Et aussi le fait que pour la réfection de toiture, obligatoirement bardeaux de mélèze, il fallait reprendre la charpente avec des poutres de 9 m de long, non manipulables seul, que la structure devait pouvoir résister aux 8 m de neige qui s’accumulent durant 6 mois, obligeant aussi durant ces six mois au seul accès raquettes. Beaucoup d’inconvénients face à l’avantage du badge autorisant à circuler en voiture ou moto en zone centrale protégée.

 

Mais je m’égare par rapport à mon histoire. Quittons 2004 et revenons en 1967.

Laissant de côté hameau, falaises et balma di buo (grotte des boeufs) et la balma di Fiero (grotte de ???), aménagées et utilisées encore, même maintenant comme bergeries, nous grimpons longuement sous les barres sud du Mounier pour atteindre le col de Moulines et de là, délaissant le GR5, emprunter interminablement l’ancienne piste stratégique à flanc jusqu’au col de l’Espaul, sous les barres du Dément. Longue marche facile qui en 5 heures depuis Vignols nous amènera à la station de ski de Valberg au dessus de laquelle nous avons prévu de coucher. Cette journée de presque 9 heures de marche présentait l’avantage d’un faible dénivellé. Et, hormis le fusil et le crâne du bélier, les sacs s’allégeaient au fur et à mesure de la bouffe et du gaz consommés. Nous consommions beaucoup de gaz pour faire chauffer les repas car, malgré le pare-flamme protecteur vis à vis du vent, le butane n’est pas très efficace pour chauffer en altitude (il n’existait pas encore les cartouches actuelles de butane-propane plus efficaces).

Sur ce large chemin presque carrossable et plutôt plat depuis le col de Moulines,  surplombant des alpages déforestés et fortement érodés par surpâturage traditionnel, nous marchions à trois de front, parlant en permanence, echafaudant moultes plans d’enfer aussi vite oubliés qu’émis. Après un arrêt pipi mémorable par un concours à celui qui pisserait le plus loin, (c’est Barrette qu’a gagné car c’est lui qui buvait le plus, donc qu’avait le plus de réserve pensions nous), vint le moment d’une de nos plus grosses conneries d’ado.

LE concours : à celui qui ferait rouler la plus grosse pierre le plus loin possible dans la pente de ce champ de tir (c’était sur les cartes et puis on avait vérifié avant qu’on entendait pas de troupeau au dessous). Chacun à déplacé un rocher de 80 kilos environ, du talus où il y en avait pleins d’éboulés, vers le bord de la piste et là, hop ! Une grosse poussée…

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A cet endroit, actuellement pente école de parapente et de delta, le dénivellé possible pour pierre qui roule sans amasser mousse est de plus de 300 mètres. Notre secret espoir était de voir les rochers atteindre le fond du vallon et remonter un peu en face.

grosse bêtise

La pierre de Barrette nous a surpris : au lieu de rouler, elle a très rapidement fait des bonds de plus en plus longs, de plus de 20 mètres, puis en atterrissant sur un petit promontoire, explosé en milliers de graviers.

La mienne a commencé par bien rouler, puis a fait un rebond prodigieux qui l’a propulsé bien au dessus du promontoire derrière lequel elle a disparu, on l’a entendu rebondir une fois puis plus rien.

Celle de Big, qui devait bien faire 20 kg de plus que les notres, a tout de suite fait des rebonds prodigieux entraînant dans sa folle course plusieurs autres énormes rochers, et, passé le promontoire, nous avons encore longuement entendu des bruits de cascade de pierres, comme lorsque nous courrions tout droit dans les pierriers d’éboulis, puis cela s’est calmé et nous avons vu rouler tout doucement deux grosses pierres jusqu’à quelques mètres du torrent à sec du fond du vallon, sans l’atteindre. Mais il avait gagné.

Bon, intuitivement, nous avions quand même l’impression d’avoir fait une grosse bêtise, car nous savions bien qu’en montagne on ne fait jamais rouler un caillou, même par maladresse, il peut toujours y avoir bêtes ou gens au dessous, alors nous avons pressé le pas, nous éloignant un peu honteux du lieu de notre forfait.

Je suis repassé environ 25 ans plus tard au fond de ce vallon sec, que j’ai baptisé vallon de la soif, car j’avais sous estimé la durée de la ballade avec nos bébés sur dos, Tine et moi, et que du coup nous avons manqué d’eau pour les bouchons. Eh bien, en fait, de nombreux indigènes faisaient comme nous avions fait, mais pas avec des rochers de 80 kilos. Avec des frigos et des congèles, et aussi avec des épaves de voitures, de camions et même un bull ! De plus, j’ai vu faire les équipes de volontaires pour dégager la piste au sortir de l’hiver de tous les rochers éboulés : hop, une poussée et dans la pente après avoir crié « timmmber » ! Y compris des élus municipaux et des fonctionnaires territoriaux…. Et pas sur cette seule commune.

Le bien, le mal…

(à suivre)

Au fait, faut que je pense aux plus jeunes. Allez 2008

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Edit > L’observation attentive et comparée des deux extraits montre, outre la tendance version longue des morceaux actuels, et l’évidente supériorité de cette génération qui se bonifie avec l’âge * hum hum, là, tousse *, la différence sans discussion possible : Les filles de 1966 (c’est la date de la song) étaient sages. alors que les actuelles…………

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Trois jours en alpage 2 le trophée

Mots-clé : fusil, pâturage

Le samedi matin, 6 h, réveillés par le froid du petit matin, thé et pain de campagne (celui qui se conservait 6 jours, en boule double et qu’on ne trouve plus) recouvert d’un centimètre de beurre et deux centimètres de confiture de fraises, mais debout à cause de l’herbe trempée de rosée. Puis pendant que le double toit de la tente sèche lentement son humidité nocturne sur une branche de mélèze, exploration musclée (crac) de la grange au migon odorant. Comme d’hab, rien de rigolo genre corne de vache ou lampe au carbure inutilisable. Dommage. Juste un énorme tas de branches de mélèze. Par acquis de conscience, je soulève et là… Bingo ! The trouvaille !

Le bois un peu blanchi par 22 ans d’UV, le métal plus que rouillé, un fusil de guerre ! Oh, sans sa culasse, mais s’il nous était arrivé de trouver de nombreux casques américains ou allemands en forêt, d’innombrables cartouches voire bandes de fusil-mitrailleur, jamais une arme quasi entière. Et en plus, plus grande que nous. Probablement « une canne à pêche italienne ». En tant que découvreur de cette merveille, à moi de m’en charger sur mon sac à dos. A la louche, ce fusil devait peser plus de cinq kilos, en travers sur le sac, sous le rabat, glissant, déséquilibrant mon sac à chaque pas, j’aurais été mieux inspiré en découvrant ce trophée en fin de ballade.

le trophée

Sans compter, Barrette et Big qui pestaient tout ce qu’ils savaient  lorsque sur les portions plus larges du chemin muletier nous marchions de front pour discuter, et que toutes les cinq minutes ils se prenaient qui, l’un, la crosse; qui, l’autre, le canon sur la tête. J’ai bien essayé de l’accrocher à l’anneau pour le piolet, verticalement, mais il glissait et venait soit heurter le sol soit battre mes mollets. Comme même bout à bout nos trois sangles à ski de printemps qui équipaient tout sac à dos digne de ce nom à l’époque, n’atteignaient qu’à peine un mètre, impossible de bricoler une bandoulière, et on n’allait quand même pas sacrifier deux mètres de corde d’escalade, sécurité oblige. Donc je l’ai trimballé à bout de bras, le restant de la rando, sauf les cinq kilomètres de micro-route avant d’arriver à Puget-Théniers où j’avais trouvé une vieille sangle cuir dans une décharge sauvage à une heure de la fin de notre traversée.

Arrivés au col de la Valette, près du mont Gravières couvert de barbelés à cinq centimètres du sol, vestiges des fortifications en profondeur dérivées de la ligne Serré-de-Rivières revue à la sauce Maginot, nous avions une vue superbe sur le vallon de Louch dont nous venions ainsi que les crêtes de l’autre côté de la Tinée à l’est, et le long vallon perché de cet immense alpage communal d’altitude que forment les 5 km des Portes de Longon. Ce pâturage immémorial abritait des centaines de tarines, petites vaches rouges au sabot montagnard et plus de 3000 brebis.

borne Col Valette

Photo actuelle du Col de la Valette (source Conjat)

On espérait bien se faire offrir du fromage soit aux bergeries soit aux vacheries. La longue traversée des superbes Portes de Longon, heureusement totalement à plat, vers 2000 d’altitude, permit à Barrette de récupérer un autre trophée : un crâne de bélier, avec ses cornes enroulées sur presque deux tours, pas loin de 60 cm d’envergure une fois accroché sous le rabat de son sac à dos.

Le berger rencontré n’avait pas de fromage à nous refiler, mais il a offert à Big une belle sonnaille de bélier, même sans son battant d’os, et nous a confirmé que le fusil était probablement foutu, son canon bouché par la rouille, que c’était bien « une canne à pêche italienne » comme ils en avaient semé des centaines avec leurs chaussures pour se tirer plus vite face aux chasseurs alpins. Ce en quoi j’ai appris 34 ans plus tard qu’il s’était foutu le doigt dans l’oeil pour ses deux affirmations péremptoires. En 2001, ayant retrouvé ce flingue dans le grenier familial niçois, je l’ai remonté en Pays de Caux pour l’offrir à un copain tireur, fou de vieilles armes, qui l’a décapé, nettoyé, bichonné, a trouvé au cul du coffre en zone sensible une culasse adaptée pour ce fusil français, des munitions et un chargeur et a tiré avec sans se faire exploser la tête. J’ai fait un heureux.

Là où on a moins rigolé avec ma « canne à pêche » en bandoulière 15 minutes avant la fin de traversée, c’est quand la camionnette de gendarmerie est arrivée dans notre dos, s’est arrêtée à notre niveau et nous a demandé « dites donc les gamins, où vous avez piqué çà ? » Je leur ai dit, alors ils ont rigolé et nous on dit de faire attention à pas nous le laisser tomber sur le pied car c’était lourd.

Autres temps, autres moeurs… Un qui a bien rigolé aussi, c’est le chauffeur d’autorail au retour, qui nous a demandé « alors les minots, z’en avez eu beaucoup d’étourneaux avec votre arquebuse ? » Gné, gné, gné. Vieux kon. Et çà se croit drôle…

(à suivre)

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Avant que vous ne pétiez un plomb d’attendre, alors ? ce coup de l’OVNI ? Ben, parti dans les pays de l’est quelques jours après, mes copains ailleurs, à part nous personne ne semblait avoir rien vu. Trois ans plus tard je suis tombé sur une page déchirée d’un vieux quotidien Nice-Matin de 1967, où l’observatoire de Nice avait corrélé l’ovni vu de Turin à Annecy comme une rentrée d’étage de fusée soviétique vers 140 km d’altitude tout simplement. Oh, depuis, avec mes connaissances astro, j’aurai pu, non identifier, mais estimer altitude, distance et type d’objet, en ayant observé pas mal. Pas plus compliqué ni mystérieux. Bah, on a eu la trouille de notre jeunesse et de beaux souvenirs.

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Trois jours en alpage 1 l’ovni

Mots-clé : blague, OVNI, grange, randonnée, montagne à vaches

1967… I was 15 years old… Purée c’était il y a, ouh, j’ose pas compter…

Mes copains : Barrette, Big et moi, avions programmé trois ou quatre jours de ballade dans les alpages de ce qu’on appelait pas encore le Parc du Mercantour, d’Isola à Puget-Théniers, en passant par les cols. Courses rapides (cartouches de camping-gaz, piles pour les lampes de poche, allumettes, pruneaux, sucre, alcool de menthe, Antésite, soupe de cerf écossais en boite, barres d’ovomaltine, tabac pour la pipe – Clan et Amsterdammer – poignards commando neufs pour remplacer ceux un peu explosés dans nos entraînements ratés sur pins maritimes terminés dans les rochers, la bouffe classique pour trois jours), couture pour remettre en état la canadienne deux places sûrement malmenée en couchant à trois ados, remplacement des mats métal pour alléger par des mats bambous, un bon coup de pierre à aiguiser sur les machettes et plus qu’à trouver un copain plus âgé pourvu du permis et d’une deuche pour nous amener à Isola, 80 km de Nice. Certes, Barrette et Big avaient des bleues Motobécane qui auraient pu les monter avec leur sac à dos – elles les avaient bien amenés jusqu’à Amsterdam pour reconstituer la réserve de Barrette – mais mon Solex l’aurait pas fait, c’est deux ans plus tard que j’aurai les sous pour me payer une grise.

Donc, un vendredi soir, debout à trois à l’arrière de la deuche décapotée, lestée de nos trois sacs à dos de 22,5 kg chacun – la limite que nous nous étions imposé – nous penchant tous du même côté dans chaque virage pour faire chavirer la deuche, nous voilà à l’oeuvre, déposés avec nos vestes militaires, nos ceinturons tissus, nos étuis de poignard et de machette au côté, le sac gonflé sur le dos, l’un avec la tente coton, l’autre le double toit et les 10 m de corde, le dernier avec le camping-gaz, les 4 cartouches de gaz et la hache.

 ovni 1 la deuche

Montée qui tue en hubac dans le vallon de Louch, pour gagner 1000 m de dénivellé en 3 h avant que tombe la nuit. Couchage prévu dans une des innombrables granges d’alpage qui se présenterait bien accueillante avec son foin.

Au coucher du soleil, 20 granges plus tard, toutes hermétiquement closes, hormis leur étage inférieur avec le crottin du mulet, sauf une très abimée au niveau du toit et dont la seule partie suceptible de nous protéger étaient encombrée de migon (crottin séché de brebis) malodorant, nous montons donc la tente sur un replat vers 1700 m, assez loin des mélèzes, au quartier de granges du Pra Soubeyran.

Repas de carnivore dont j’ai oublié les détails, puis, pour économiser les piles, hop, couchés. Evidemment, personne ne dort, et on se raconte des histoires de jeunes. Je me souviens juste d’une qui m’avait beaucoup fait rire :

 C’est Sherlock et Watson qui sont dans un camping, sous la tente, et d’un seul coup à 2 h du mat’, Holmes secoue le docteur, qui endormi grommelle. « -Watson, dites moi ce que vous voyez ! »

« -mon cher Holmes, astronomiquement parlant je vois que la Lune est pleine, proche de Jupiter, et aussi plusieurs dizaines d’étoiles qui sont autant de soleils.

Astrologiquement parlant que nous sommes au niveau du zodiaque dans le Scorpion.

Météorologiquement parlant que la nuit est claire, sans halo autour de la Lune, avec un vent frais en altitude et qu’il fera probablement beau demain.

Temporellement parlant, la Lune ayant passé le zénith de 30°, qu’il est probablement deux heures du mat’ et que j’aimerais dormir !

« -… (silence de Sherlock)

« -Quoi, qu’est ce que j’ai dit, Holmes ?

« Watson, vous êtes une burne ! Ce que je vois c’est qu’on nous a chouré la tente !

 

Une fois que nous avons eu fini de rigoler, Big fit remarquer, qu’en parlant de la Lune, celle-ci était particulièrement brillante cette nuit, on devinait son emplacement au travers de la double épaisseur de coton orangé, tente + double-toit.

Je répliquais que cela ne m’étonnait pas trop, puisqu’il me semblait que c’était la pleine lune.

Silence, la discussion prenait fin…

Quand Big rajouta : « je trouve qu’elle se déplace vite la Lune. Tout à l’heure elle était là à droite vue au travers de la tente et maintenant elle a dépassé la faitière…

Intrigués nous bondissons pieds nus hors de la tente, pour voir un ensemble éblouissant d’une quinzaine de petites lunes en essaim allongé traverser le ciel d’Est au Nord-Ouest, totalement silencieux, et disparaitre derrière la crête de l’Infernet et la tête des Aiguilles, en l’espace de deux à trois minutes. Impossible de dire si les disques brillants étaient à un kilomètre ou à 3. Tout ce sur quoi nous avons pu nous mettre d’accord, c’est l’azimut de la trajectoire.

ovni 2 l'essaim lumineux

Je vous raconte pas l’ambiance chez ces trois jeunes de quinze ans, vaillants et surarmés, perdus en montagne vers minuit, à plus de trois heures de marche du premier village.

La peur absolue, renforcée par les lectures débiles de l’époque. Cartésiens, oui, mais plus quand la frayeur grimpe. Qui c’est qui a mal dormi enfoui dans son duvet, la main crispé sur le manche du coutelas, l’autre sur celui de l’Opinel ? C’est les trois zozos…

(nous n’eûmes le fin mot de l’histoire que trois ans plus tard)

L’émotion finit par nous terrasser après moultes hypothèses toutes aussi farfelues les unes que les autres, le seul point d’accord étant que cela ne ressemblait pas aux étoiles filantes, trop brillant, trop lent.

 

(à suivre)

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Par ailleurs j’ai l’air vraiment kon : la blague qui m’avait tant fait rire il y a plus de 40 ans et que j’ai réécrite cet aprème sur mon pocket, je découvre ce soir en me passant un dvd avec Tine, que c’est la chûte finale de « Le crime c’est notre affaire ». Piraaaates !

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orpiment

Mots-clé : minéral d’arsenic,gisement de Lucéram

Il y a une occurence crétacée d’arsenic, sous forme de cristaux de sulfures, qui a été exploitée en deux endroits sur les Alpes Maritimes. C’est pas très courant pour la moitié sud de la France.

trio plan pour arsenic

Je pars en vacances, sans internet ni adsl, je vous raconterai comment on a réussi à le sortir, cet arsenic, à mon retour, vers le 27 août.

Je vous souhaite un bon été !

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tag Mariuss djeun

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une blonde vaut tous les trios de mecs

Mots-clé : humilité, cons comme des balais

On a bien essayé de mettre en commun nos milliards de neurones, mais tout ce qu’on a trouvé c’est d’essayer d’allumer les bâtons comme on avait allumé notre fusée au chlorate, soufre et sucre de l’année précédente : en glissant des pétards au milieu des cartouches de spit (pistolet à béton), les rouges, les plus puissantes, puisqu’il nous en restait. Mais comme notre fusée de 16 kilos, corps en cuivre, on n’en a jamais retrouvé que des rognures dans les parois du cratère de 80 cm, on était moyennement chaud pour réitérer l’expérience.

le trio réfléchit

Alors on a suivi l’idée de Fanette, la super-soeur d’Archange, et, effectivement, elle avait raison. Elle est super la soeur à mon copain.

la blonde et le trio

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un trio de guignols, oui !

Mots-clé : tikons, amateurs

Toutefois, notre projet, bien que murement réfléchi, pouvait se heurter à divers aléas et c’était pas gagné d’avance. Heureusement nous avions des consultants très spécialisés et compétents.

trio de guignols et

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le trio de l’enfer…

Mots-clé : Tout pour nous, garez-vous manants, seigneurs

Et encore c’était que les débuts ! Mais au fait, quelle coquinerie allait perpétrer le trio en cet été 69 ?

le trio de copains

 Le trio de copains c’est Archange (et sa soeur Fanette), Dyonysos et Mariuss. tadaaa !
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même en 69, 50 – 1 égalait 49

Mots-clé : fada

Alors, ces 49 trucs dans la boite ? Toujours pas trouvé ? Et pour quoi faire ?

(elle était bien, hein la ptite soeur à mon copain ?…, en plus super sympa, elle dansait avec nous quand yavait pas trop de nanas, pis elle dansait super bien)

danger danger

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49…8 juillet 1969

Mots-clé : TRES fragile, inconscient

Que transportait Mariuss dans la sacoche de son brinquebalant Solex, ce 8 juillet 1969 au soir ?

Et dans quel but ? A vos claviers pour les commentaires…

49=50 moins 1u

A noter, les détails inimitables : col et revers de couleur, dans les tons, le peigne dans la poche arrière, pas de casque, les fausses Ray-ban couleur miroir du marché de Vintimille, les pieds sur l’arrière du cadre car on a enlevé les pédales (et la chaine), le réflecteur du phare qu’on se taxait mutuellement sur les plages de la Prome’ (le mot taxer n’existait pas), les cheveux longs, les un peu patte d’Eph… Ah, j’oubliais, le levier de relevage du moteur absent et pas de montre.

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tag Mariuss djeun

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Edit > chuis hachement déçu, j’avais fait l’effort de foutre Saison 4 (course contre la montre), j’aurai pu pisser dans un Stradivarius. Reprenez-moi à répondre aux attentes des lecteurs qui disent qu’ils sont impatients : les nénettes sont sur la plage à mater les bomecs et les mecs symétriquement à regarder les fesses des filles… Et je reste poli…

Edit suite > j’ai craqué pour la manière dont le truc est présenté (même si je connais pas cette série)

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Encore un sondage…

Mots-clé : sondage, chez les chinois, je vous ai bien eu !

Ce sondage a l’âge de mon accident de métro. 1984. J’aurai pu tomber au fond du trou… sondages

 

Les puristes me rétorqueront que si c’est un SD (sondage destructif) comme indiqué sur le log de droite de quand ilse sont inquiétés pour la solidité du sous-sol sous la cité des sciences de la Villette, la roche est broyée quand on fait tourner le trépan, donc le « géologue » Mariuss devrait pas avoir de carottes de roches à la main ni de caisse bois SD Villette avec des carottes dedans… C’eeeest vrai ! mais là, je l’avais fait pédagogique pour mes tis élèves des bôô quartiers de Neuilly, alors j’avais même apporté un bout de carotte récupérée à Mururoa, pour nos essais nucléaires, pour montrer à quoi ça ressemblait.

Et en avant pour de nouvelles nostalgies !…

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Edit > la page Boutik à Mariuss a été légèrement modifiée, mais rien de rigolo, du sérieux.

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Mariuss djeun, mince et svelte 3 et la femme corse

femme corse respectMots-clé : les femmes cela se respecte grand con ! on les aime, on les saute pas !

Complètement à plat à la suite des épreuves écrites de 7 h de notre concours, NormaleSup’ nous avait offert huit jours de vacances en Corse début mai, sous couvert de sortie géologique. Il y a plus de 30 ans. Les ptites fleurs étaient belles et les nanas en fleur. Ce fut chaud. Surtout pour ce macho prétentieux de la promo précédente, avec qui j’étais en fait bien copain, car j’admirais son assurance en tout. on l’appellera Cantona ou Dangereux, faut bien lui filer un nom. Son truc c’était d’emballer les serveuses de bistrot, qui n’étaient pour lui que des matelas. Le pire, c’est que toutes tombaient dans ses filets. C’est pas une histoire de jalousie, j’étais avec Tine depuis longtemps déjà et collectionner les trophées c’était pas du tout mon truc. Mais là, il me gonflait.

Une jeune professeur d’une université parisienne, plutôt canon de chez canon, d’origine corse, dont le mec devait se pointer pour les 3 derniers jours de notre tour de Corse, était présentement sa cible. Mais il rencontrait peu de succès. Malgré tous les poncifs de sa drague à deux balles, l’alliance discrètement enlevée, les plaisanteries fines et les ptis restos qu’il lui offrait quand on bouffait nos sachets-repas cuisse de poulet-chips. Il devait être deux heures du mat’ et la jeune femme venait de monter se coucher, tandis que Cantona vidait le fond de bouteille de Suze, une vieille Suze à étiquette et bouteille en verre anciennes qu’il voulait récupérer pour sa collèque. Je suppose que chez lui, il y avait une étagère en haut avec des bouteilles de Suze de toutes sortes et une autre avec les photos des filles avec une note sur 20….

Et là, probablement bourré, il me dit, je te parie que je me paye la corse avant la fin du stage. Moi qui ne parie jamais, cela m’a aiguillonné et j’ai rétorqué, pari tenu ! une bouteille de Suze ! Si elle s’affiche ouvertement à ton bras c’est toi, si je la fais rigoler avant, t’as perdu ! Non mais qu’est qui m’avait pris ? Pis il pouvait me dire des couffes, comment prouver qu’il s’était fait remettre à sa place alors qu’ils étaient tout le temps ensemble, café matinal, midi, autocar, visite, soirée, c’était un vrai crampon. J’ai demandé à la fille du zinc, quelle était la chambre de notre professeur, mais et après. Or, il fallait que je le mouche sans tarder, avant le lendemain midi, sinon il me la ferait à l’esbrouffe au resto, même si la fille n’avait pas répondu à ses lourdes avances.

A trois heures du mat’ au centre de Porto-Vecchio, je regagnais lentement notre dortoir situé assez loin. Pis soudain, une illumination. J’y ai laissé un accroc de 10 cm dans mon jean en franchissant les pointes de la haute barrière de ce jardin croisé par hasard, qui embaumait tant, je me suis massacré les mains sur les épines, mais je l’avais mon moyen de mettre minable Cantona ! Plus qu’à aller chercher du papier, un stylo, faire le petit dessin (je n’arrêtais pas de dessiner des konneries, et les copains collationnaient pour avoir la série complète Corsica for Ever, que je sais pas ce qu’ils sont devenus ces dessins) et repartir en courant avec mon bazar déposer tout cela devant la porte de la chambre d’hôtel de la fille, avant que l’aube ne blanchisse l’orient. Puis retourner, l’air innocent à notre piole pour le départ en autocar qui devait passer nous prendre à 6h après avoir récupéré l’encadrement dans leurs petits hotels du centre-ville.

Les autres ont toujours cru que j’avais couché avec elle. Ils étaient tous un peu polarisés. J’avais juste enveloppé le truc avec un dessin disant « pour vous aider à le supporter encore deux jours jusqu’à l’arrivée de votre coeur » ou une phrase de ce genre. Le Cantona, vert, il a plus ouvert sa gueule du voyage. Dégouté !

Une femme, c’est pas une poupée gonflable. C’est un être humain, respectable.

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Edit > Si ce texte vous a plu, je rappelle qu’aujourd’uii, dans le cadre de sa série sur les transports en commun, Douceur Intemporelle poursuit ses articles. De nouveau, Mariuss, votre serviteur, y sévit du temps qu’il était mince, svelte et jeune. C’est là

séparateur bleu mince

 

quand Mariuss était djeun, mince et svelte 2

Mots-clé : environnement, nostalgie

Je viens de retrouver un autre polycopié, d’il y a 20 ans, illustrant une activité sympa que j’avais eu l’occasion de découvrir : le radiopistage. L’ancêtre du travail sur balise Argos . Pas vraiment différent de quand j’ai été chargé de mission pour développer un satellite pour le CNES et France Télécom, par l’éduc nat. Ici, c’était ma première incursion dans ce domaine de la télédétection du vivant avec vérité terrain, bien que je fus déjà spécialisé en télédétection satellitaire géologique, marine et forestière.J’ai travaillé à Chizé, mais on s’inspirait des lorrains.

La 4L était une version spéciale rallongée. Pour ce qui est du dessin, les gags ne diffèrent pas vraiment de ceux que. je pose actuellement, en fait.

chat sauvage 1

 

radiopistage chat sauvage 2

séparateur bleu mince

Edit > dans le cadre de sa série sur les transports en commun, Douceur Intemporelle poursuit ses articles. De nouveau, Mariuss, votre serviteur, y sévit du temps qu’il était mince, svelte et jeune. C’est là

quand Mariuss était djeun, mince et svelte 1

Mots-clé : nostalgie

Je viens de retrouver un vieux polycopié d’il y a 25 ans, la couverture du livret-guide de la sortie écologie que je proposais à mes élèves, 5 mois après mon accident de métro. Tout compte fait, dans la tête, en un quart de siècle, pas grand chose a changé. Toujours les mêmes konneries et le même esprit décalé. Je ne me souvenais plus que j’avais eu ma phase baladeur (non autoréverse), je devais écouter Police et Classic in Blue. Le Burberry’s bien sûr, avec les Converse. Le jean c’est exceptionnel, c’est parce que j’étais en sortie nature. Toujours aussi bien rasé. La cicatrice de quand j’avais découvert la notion géologique de Karst, étant petit. Les BD cultes Giraud-Moebius, déjà, et du point de vue dessineux, pas encore dégagé, pour les animaux, de l’influence de Pierre Déom. Par contre une différence notable, couleur des cheveux et ventrou potelé.

Bien sûr, toutes ces bestioles ont soit été montrées à mes élèves dans le Parc de Saiint-Cloud, soit des traces de leur passage ou de leur activité. Où il est le temps où on pouvait sortir 76 élèves de 15-16 ans, à deux, sans accompagnateur supplémentaire…

sortie St Cloud

séparateur bleu mince

Edit > Pour les puristes, de cet endroit du parc de St Cloud, on voit pas dépasser la Tour Eiffel, je sais…

séparateur bleu mince

 

mince, beau et jeune…

mince jeune etcMots-clé : cinéma, mincitude, bellatritude, vieux

Et… JEUNE ! Ouiiiinnnn, sniiifl, Beuaaaaahhh Ouiiin

Mzar Riuss, à 17 ans… Ouinnnn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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